Le Liban à la traîne sur la protection des données
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 27 juillet 2018 Dernière mise à jour le Vendredi 27 Juillet 2018 à 10:34

Le quotidien libanais Al-Akhbar révélait début juillet que les services de sécurité libanais, des banques, ainsi que des particuliers auraient été victimes de « la plus grande cyberattaque de l’histoire du Liban ». Si aucune réaction publique officielle n’a fait suite à cette publication, la situation n’en reste pas moins inquiétante…

Le journal Al-Akhbar annonçait dernièrement un piratage présumé de données relatives à des comptes bancaires, ainsi que de données informatiques via Ogero, leader d’internet au Liban. D’autres systèmes auraient été également piratés, notamment au sein des forces de l’ordre. Toutefois, une source autorisée au sein des FSI, contactée par L’Orient-Le Jour, a refusé de confirmer ou infirmer cette information.

Le Liban compte parmi les pays les plus vulnérables face à la cybercriminalité. Il occupe ainsi la 118e place dans le classement de l’Union internationale des télécoms dédié à la protection dans le domaine de la cybersécurité. D’ailleurs le pays n’en est pas à sa première cyberattaque.

En 2012, BDL avait admis que des banques libanaises ont été la cible d’un cheval de Troie baptisé Gauss. « Cinq ans plus tard, la situation n’a pas vraiment évolué », explique Hadi el-Khoury, consultant en cybersécurité.

Un encadrement à rapidement mettre en place

La vulnérabilité du pays du Cèdre face aux cyberattaques s’explique notamment par l’absence de législation en matière de cybercrimes. Les juges se retrouvent ainsi impuissants, n’ayant aucun texte sur lequel s’appuyer.

En effet, selon l’article 8, « aucune infraction et aucune peine ne peuvent être établies que par la loi ». Il devient alors urgent pour le Liban de se doter d’une stratégie de sécurité numérique et de cyberdéfense afin de préserver l’économie mais également la souveraineté du pays. D’autant plus que l’économie est intrinsèquement liée aux nouvelles technologies et que le pays souhaite  devenir un état numérique.

La création d’une Agence nationale de sécurité du numérique, rattachée au Premier ministre, devient dès lors une nécessité absolue.

Pour leur part, les entreprises libanaises possédant des succursales en Europe doivent s’adapter au Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), entré en vigueur en mai dernier, ce qui devrait leur permettre de mieux sécuriser leurs données.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique au Liban :

 

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