Tunisie : Le chef de gouvernement bientôt démis de ses fonctions ?
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Rédaction Ecomnews Med
lundi 30 juillet 2018 Dernière mise à jour le Lundi 30 Juillet 2018 à 08:02

Dans un contexte politico-économique instable marqué par les grèves, les contestations, un taux de chômage qui grimpe, un cours du dinar en chute et des démissions dans le gouvernement, la sérénité est loin d’être un acquis au parlement tunisien. Le Premier Ministre Youssef Chahed est plus que jamais sur le reculoir. Les détails !

Annoncé sur le départ depuis mai 2018, le chef du gouvernement occupe toujours son poste malgré un environnement tumultueux. Après l’investiture du président Béji Caïd Essebsi en 2014, son parti politique comptait 86 députés sur les 217 du parlement.

Aujourd’hui, après deux ans au pouvoir, le parti n’en compte plus que 67, soit 22% en moins. Et pour ne pas arranger les choses, Youssef Chahed est aujourd’hui décrié par le numéro un de Nidaa Tounès, Hafedh Caïd Essebsi (le fils du Président de la République), à qui d’aucuns prêtent des velléités politiques au sommet de l’Etat.

L’UGTT, plus grande centrale syndicale du pays, demande également son départ. Un contexte peu serein qui réduit de façon significative la marge de manœuvre du locataire de la Kasbah.

Pour ne pas arranger les choses, l’économie suit cette même morosité. Le cours du dinar est en baisse (1 euro pour 3 dinars) et le taux de chômage a atteint 15,5 % (35% chez les jeunes).  Malgré une campagne agricole satisfaisante (grâce notamment à la production oléicole) et un secteur touristique qui retrouve progressivement des couleurs, les ministres du Culte, de l’Education, de l’Intérieur et des Droits de l’Homme ont quitté le gouvernement, laissant le chef du gouvernement sur un siège éjectable.

Malgré tout, Chahed défend son bilan

Malgré la vague de contestations, le Premier ministre reste droit dans ses bottes et défend le bilan de son gouvernement. Lors d’une prise de parole récente, il a reconnu avoir échoué sur certains plans (notamment la chute du cours du dinar) mais a tenu à souligner les nombreuses avancées réalisées en deux ans.

En effet, il soutient que son « gouvernement a rempli ses obligations en matière de stabilité, sécurité, lutte contre le terrorisme et relance du tourisme », selon des propos relayés par Voaafrique.com.

Le Premier ministre a également mis en exergue la croissance économique qui a atteint 2,5% en avril 2018 après une longue période de léthargie post-crise. À pratiquement une année des élections présidentielles, il pense que le pays a réellement besoin « d’un consensus politique » pour faire face aux nombreux défis socio-politico-économiques auxquels il se trouve confronté.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique de la Tunisie :

 

 

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