A un an des élections : Potentiels candidats et bilan politique de l’Algérie de Bouteflika
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Rédaction Ecomnews Med
jeudi 2 août 2018 Dernière mise à jour le Jeudi 2 Août 2018 à 13:27

« Nul ne peut, aussi ingrat et aussi injuste soit-il, nier les réalisations de l’Algérie, ces deux dernières décennies, dans tous les domaines du développement et de réformes », a affirmé le président Bouteflika dans un discours prononcé en son nom par le ministre de l’intérieur Noureddine Bedoui, à l’occasion de la fête internationale du travail. Président de l’Algérie depuis 1999, Bouteflika aurait l’intention se porter candidat pour le scrutin de 2019, pour briguer un 5e mandat très controversé. Ecomnews Med braque les projecteurs sur les principales réalisations du président algérien dans les domaines économique, social et politique.

Après son investiture en 1999, Bouteflika a placé la réconciliation nationale comme priorité absolue, pour sortir l’Algérie de l’enfer d’une guerre civile ayant duré 10 ans et fait plus de 200.000 morts. Pour tourner cette page définitivement, et instaurer la paix et la sécurité dans le pays, le président algérien a soumis, par référendum, le projet de loi « concorde civile », une législation de grâce amnistiante visant à pacifier l’Algérie et permettant de réintégrer dans la vie civile ceux qui ont manifesté leur volonté de renoncer à la violence, ainsi que ceux ayant été impliqués dans des réseaux de soutien aux groupes terroristes pendant la décennie noire.

Six ans après, cette législation a été complétée par l’adoption de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, prévoyant la mise en place d’aides au profit des familles des personnes disparues, mais également des familles des terroristes ayant péri dans les violences. Encore aujourd’hui, la « concorde civile » et la réconciliation nationale sont considérées comme étant les plus importantes réalisations de Bouteflika.

L’Algérie veut devenir un acteur régional incontournable

L’armée algérienne s’est engagée dans une opération de grande envergure visant à moderniser et renouveler son matériel militaire et renforcer ses capacités de défense. L’objectif est double : protéger ses longues frontières contre les menaces extérieures, notamment les groupes terroristes, et s’imposer comme une puissance militaire régionale. Sur le plan économique, le pays peine à se libérer du joug de la rente pétrolière.

Néanmoins, le gouvernement de Bouteflika a multiplié les chantiers pour renforcer l’infrastructure du pays et jeter les bases d’une économie diversifiée. « Notre pays a enregistré, au cours des deux dernières décennies, un saut qualitatif dans le perfectionnement de nos capacités agricoles, la création de centaines de milliers de moyennes entreprises et la consolidation de nos infrastructures de base », a soutenu Bouteflika, dans son message à l’occasion de la Journée internationale du Travail. Et d’ajouter que « le revenu global du pays a augmenté et la croissance économique est en constante évolution ». Bouteflika a néanmoins avoué que le taux de croissance « demeure insuffisant ».

Une vie politique sous le signe de la stagnation

Après avoir modifié le texte constitutionnel qui lui interdisait de se présenter à un 3e mandat, Bouteflika est aujourd’hui pressenti pour un 5e mandat. Si l’appel lancé par le parti du Front de libération nationale (FLN), au pouvoir en Algérie, pour un 5e mandat de Bouteflika, n’a pas surpris grande monde, Ahmed Ouyahia, qui était jusque-là pressenti pour constituer, au moins, un sérieux concurrent au président, a annoncé, le 21 juin, en sa qualité de secrétaire général du RND, son soutien à Bouteflika, pour la présidentielle de 2019.

Même si le clan du président algérien semble plus puissant que jamais, cela n’a pas empêché 14 personnalités algériennes de demander au président, dont la santé fait l’objet de toutes les inquiétudes, « de rendre à la nation ce qui lui appartient » et de passer le relais.

Trois candidats déjà connus

Selon le politologue Rachid Telmçani, les élections en Algérie ont toujours fait l’objet de fraudes massives et sont marquées par une participation très faible du peuple algérien. Quant aux libertés, elles font l’objet de grandes restrictions, notamment en ce qui concerne le droit de manifester et de grève, ainsi qu’en matière de liberté de la presse. Malgré ce climat politique délétère, et le peu de chances qu’ils ont, trois personnes ont manifesté leur volonté de se porter candidats à la présidentielle de 2019 en Algérie.

Il s’agit de Fethi Ghares, le porte-parole du MDS (Mouvement Démocratique et Social), dont la candidature a été annoncée lors du premier congrès du parti, tenu le 27 et le 28 avril dernier. Le second candidat est l’homme d’affaires Abdelhamid Madani, qui en a fait l’annonce sur sa page Facebook, et le troisième candidat est le journaliste Amar Chekar.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique de l’Algérie :

 

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