Voies ferrées : plus d’un siècle et demi plus tard, l’heure est au bilan !
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Rédaction Ecomnews Med
jeudi 2 août 2018 Dernière mise à jour le Jeudi 2 Août 2018 à 12:37

Historiquement, l’Egypte fut la seconde nation au monde à se doter d’un chemin de fer après le Royaume-Uni, dès 1856. Un motif de fierté ? Sans doute. Mais aussi une certaine amertume lorsque l’on fait le bilan de l’état actuel des voies ferrées du pays des Pharaons.

Avec le premier réseau ferroviaire du continent africain, l’Egypte a de quoi être fière. Mais lorsque l’on se penche sur le dernier quart de siècle des voies ferrées, le tableau se noircit de polémiques, de scandales et surtout d’accidents massivement mortels.

La dernière tragédie en date s’est produite en février dernier. Bilan : 12 personnes ont péri dans une collision à Al-Bahaira, dans le nord du pays. En août dernier, à l’entrée d’Alexandrie, un accident ferroviaire avait fait une quarantaine de morts. Rappelons également la collision entre un bus scolaire et un train dans les alentours d’Assiout en 2012 (42 morts).

En 2013, un autre accident impliquant un train et un bus du Caire avait couté la vie à 27 personnes. Toutefois, l’accident le plus meurtrier dans l’histoire du chemin de fer égyptien s’est produit en 2002, lorsqu’un incendie s’était déclaré dans un train reliant le Caire au sud du pays, faisant plus de 370 morts. Entre 2006 et 2016, l’Egypte a connu pas moins de 12 236 accidents de train, avec un funeste record en 2009 (1 577 accidents). Mais quelles sont les vraies causes de cette guerre des rails ?

Qui sont les véritables responsables ?

Face à la récurrence des accidents de trains, il est légitime de se poser la question sur les responsabilités de chacun. Si pour certains accidents, des facteurs humains sont pointés du doigt, notamment des fautes à mettre à l’actif des conducteurs, ces derniers se défendent en dénonçant des mauvaises conditions de travail et une corruption généralisée dans les organes de l’Organisme de chemins de fer.

Le pays a l’un des plus vieux chemins de fer au monde, et sous le poids de l’âge, « ils sont aujourd’hui désaffectés et ont besoin d’une modernisation urgente », avait expliqué l’ingénieur Omar Mohamad, ancien responsable à l’Organisme de chemins de fer, peu après l’accident d’août dernier. La vétusté des véhicules et des feux de signalisation, des voies mal entretenues et peu surveillées et une circulation archaïque sont les principales causes des accidents de trains à répétition en Egypte.  

En 2017, un projet financé par la Banque mondiale devrait aider le gouvernement à remettre le chemin de fer sur les bons rails. Le contrat de modernisation du tronçon reliant les villes d’Asyut et Nagh Hammadi en Haute Egypte a même été obtenu par Thalès, pour une durée de 3 ans. Début juin 2018, l’Autriche a annoncé un prêt de 8 millions d’euros pour la maintenance des chemins de fer, selon l’Agence Ecofin. A suivre donc.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique de l’Egypte :

 

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