Le Liban veut réguler les générateurs électriques privés
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Rédaction Ecomnews Med
jeudi 16 août 2018 Dernière mise à jour le Jeudi 16 Août 2018 à 12:30

Face à la pénurie d’énergie, les Libanais plébiscitent le système « D », au grand dam du gouvernement qui réitère la nécessité de réglementer les activités des producteurs privés après leur refus de baisser les prix, comme le demandait le ministère de l’Energie.

L’ambiance est électrique entre les différentes parties prenantes du secteur de l’énergie au Liban. L’électricité est une denrée rare au Pays du Cèdre, et les producteurs privés  n’hésitent pas à faire monter les enchères chaque fois que le gouvernement « menace » de réglementer le secteur.

En dépit de la dernière décision ministérielle pour baisser les prix à 332 livres le kilowatt en août (contre 412 livres libanaises, soit 0,27 dollar US), les propriétaires de générateurs électriques privés sont restés inflexibles. Les autorités ont alors insisté sur la réglementation du secteur privé afin que les citoyens puissent bénéficier de prix justes et peu volatiles.

« Nous installerons des compteurs sur les générateurs privés pour mesurer la consommation exacte d’électricité afin de déterminer les prix exacts qui devraient être payés par les citoyens », a ainsi déclaré le ministre de l’Energie, Cesar Abi Khalil, lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre de l’Economie intérimaire Raed Khoury et le ministre de l’Intérieur intérimaire Nouhad Machnouk.

Partant du postulat que la population paie le plus souvent plus qu’elle ne consomme, les autorités n’ont pas l’intention de laisser les choses en l’état : « le gouvernement ne permettra pas aux propriétaires de générateurs privés de profiter des citoyens libanais », a pour sa part déclaré Khoury. « Nous n’autoriserons aucune forme de violation dans cette zone », a-t-il prévenu.

« Ils n’ont pas d’autre choix que d’accepter le prix fixé…»

C’est à Sidon, une ville du sud-ouest libanais, que les acteurs privés ont catégoriquement refusé de s’aligner sur les nouveaux prix imposés par le gouvernement. Les propriétaires de groupes électrogènes privés ont d’ailleurs appelé au respect des nouveaux prix : « nous demandons au chef de la municipalité de Sidon d’entrer en contact avec le ministère et de convaincre les fonctionnaires de changer le prix afin d’assurer la stabilité de ce secteur », ont-ils déclaré.

Pour le gouverneur du Sud-Liban Mansour Daw, les réfractaires  « n’ont pas d’autre choix que d’accepter le prix fixé par le ministère de l’énergie ». Affaire à suivre !

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique au Liban :

 

 

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