Algérie : Chroniques de l'économie post indépendance
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Rédaction Ecomnews Med
dimanche 2 septembre 2018 Dernière mise à jour le Dimanche 2 Septembre 2018 à 03:50

Au lendemain de l’indépendance politique et souveraine se posa la question de l’indépendance économique de l’Algérie. Celle-ci passait alors par l’instauration d’une économie industrialisante, capable de lancer la jeune Algérie sur les bons rails, ceux du plein emploi et de la prospérité, toujours grâce au financement « bienveillant » des hydrocarbures. Comment le pays a basculé d’une vision ambitieuse, toute tracée, vers une économie de rente ? Ecomnews Med vous propose un dossier
spécial en 5 parties.

« Semer le pétrole en développement ». L’expression s’était largement répandue auprès des dignitaires algériens au début des années 1970, et pour cause. Elle résumait, à elle seule, la vision à très long-terme d’une jeune nation ambitieuse qui ne pouvait que réussir.

La manne pétrolière, virtuellement inépuisable, augurait de lendemains dithyrambiques. Les investissements lourds, les surcoûts de la phase de démarrage, les coûts humains… tout devait sortir des caisses de l’Etat, épargnant la classe ouvrière et la paysannerie. Seulement voilà, l’Etat n’a jamais vraiment « quitté » son rôle d’administrateur de la rente.

En effet, pour des raisons historiques et politiques, mais aussi à la faveur d’un choix de société assumé, le développement du pays a toujours été intiment lié à la forte présence de l’Etat. Un genre d’Etat providence, en somme.

La nationalisation partielle mais déjà importante des hydrocarbures dès 1971 puis le retournement du rapport de forces en faveur des pays producteurs deux années plus tard renforceront cette vision.

Soustraire les Algériens de l’arbitrage entre l’économique et le social

Pour comprendre le cheminement du modèle algérien, il faut garder en tête le débat « existentiel » de l’URSS dans les années 1920. A la question « comment financer les ambitions suprêmes de la nation », les dirigeants soviétiques ont apporté la réponse de l’épargne imposée aux paysans pour une prospérité ultérieure.

L’Algérie a suivi le même modèle, mais avec d’autres moyens. La rente pétrolière a épargné aux Algériens l’arbitrage entre l’économique et le social. Théoriquement, l’Algérie disposait d’une belle marge de sécurité pour contrer la hausse de la production: l’élargissement de la taille du marché et la maîtrise technologique.

Pourtant, les industries « industrialisantes », choisies pour transformer l’économie de rente en système productif, ne
parviendront pas à confirmer le statut « provisoire » des hydrocarbures.

Dans la deuxième partie, nous entamerons un récit chronologique de ce long processus, depuis les
années 1970 à la décennie actuelle.

Dossier spécial Algérie : 

Chroniques d’Algérie : 1970-1986 

Chroniques d’Algérie : 1986-1990 

Chroniques d’Algérie : Diversifier l’économie 

Chroniques d’Algérie : Vers la fin du modèle de rente ?  

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique de l’Algérie :

 

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