Liban : Le bilan économique de Michel Aoun et de Saad Hariri
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Rédaction Ecomnews Med
lundi 3 septembre 2018 Dernière mise à jour le Lundi 3 Septembre 2018 à 06:30

L’élection de Michel Aoun à la présidence du Liban a mis fin au blocage institutionnel du pays et a initié une période relative de stabilité politique depuis 2016, notamment après le vote de la loi électorale en 2017. Ce fragile équilibre a toutefois rapidement pris fin suite à l’annonce surprise de la démission de Hariri depuis Ryad. Les tensions diplomatiques entre le Liban et l’Arabie Saoudite qui suivront rappelleront combien le Liban est « élastique » aux turbulences de son microenvironnement. Si cette crise aigue a pris fin avec l’annulation de la démission, les vulnérabilités économiques du pays sont toujours là : la dette publique a atteint les 80 milliards de dollars, soit 150% du PIB. Ecomnews Med revient sur l’état de l’économie libanaise sous le mandat Aoun – Hariri.

Depuis le début de son mandat, Aoun a considéré les réformes économiques, l’ajustement des échelles des salaires et la loi des partenariats public-privé comme les principales priorités de son gouvernement.

Réclamée depuis plusieurs années par les entreprises privées et mise en suspens pendant un peu plus d’une décennie, la loi sur le partenariat public-privé a finalement été votée l’année dernière. Elle vise à permettre le financement (estimé à 6 milliards de dollars) par le Haut Conseil de la Privatisation des projets susceptibles de booster la compétitivité des entreprises libanaises.

Les revenus des fonctionnaires publics ont également été revus à la hausse. Pour financer cette mesure, que d’aucuns jugent garante de la paix sociale, le gouvernement Hariri mise sur de nouvelles mesures fiscales qui devraient apporter entre 800 millions et 1,2 milliard de dollars aux caisses de l’Etat.

Le mandat d’Aoun a également vu le vote d’amendements fixant le cadre légal du dossier du gaz offshore, gelé depuis quatre ans, en raison de l’absence de dispositif fiscal complet et de blocages politiques internes.

Les secteurs porteurs de l’économie Libanaise sous le mandat « Aoun »

Représentant plus de 79% du PIB et employant près de 70% de la main d’œuvre du pays, le tertiaire reste le poumon de l’économie libanaise, avec une certaine domination du secteur bancaire, pourvoyeur de liquidités pour financer la dette de l’Etat. Pour sa part, le tourisme souffle le chaud et le froid, au gré des soubresauts régionaux, mais continue de soutenir le PIB à hauteur de 20%.

Après la dégringolade des arrivées en 2011 suite au Printemps Arabe et à l’embrasement de la région, le tourisme libanais reprend des couleurs avec une belle hausse de 10% en 2017.

La branche industrielle quant à elle constitue près de 16,7% du PIB. Elle est surtout portée par l’agroalimentaire, les métaux, les meubles et les produits manufacturés. Elle capte un peu plus de 20% de la main d’œuvre libanaise.

Toutefois, le service de la dette engloutit près de 40% du budget de l’Etat et l’économie du pays subit de plein fouet les conséquences de la guerre syrienne, avec un désinvestissement, une hausse du taux de chômage et un recul de la croissance.

A noter que, les premiers retours de réfugiés vers leur Syrie natale font espérer des lendemains meilleurs. Selon les prévisions du FMI, la dette publique devrait augmenter à 180% du PIB d’ici 2023 si le pays ne parvient pas à maîtriser son déficit de compte courant pour le baisser à moins 10%.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique au Liban :

 

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