Liban : Quel bilan politique pour le tandem Aoun – Hariri ?
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Rédaction Ecomnews Med
lundi 3 septembre 2018 Dernière mise à jour le Lundi 3 Septembre 2018 à 06:30

L’arrivée d’Aoun à la tête du pouvoir en Liban a marqué la fin d’une paralysie politique ayant duré plus de deux ans. Ecomnews Med vous propose de revoir le bilan politique de son mandat.

Après deux ans et demi de vide présidentiel et des dizaines de séances parlementaires infructueuses à l’issue du mandat de Michel Sleiman pour élire un nouveau président, l’ancien général Michel Aoun, chrétien maronite, est arrivé à la tête du pouvoir au Liban le 31 octobre 2016 par 83 voix sur 128, marquant ainsi un déblocage politique fait de compromis et d’alliances improbables.

L’appui de certains noms influents à sa candidature, comme le leader sunnite des forces anti-syriennes et Premier ministre Saad Hariri ainsi que le leader chiite et chef du Hezbollah Hassan Nasrallah aura été décisif. Quel bilan politique pour le tandem Aoun – Hariri ?

Le vote d’une nouvelle loi électorale pour finir avec le système majoritaire simple

Dès son discours d’investiture, Aoun a manifesté sa volonté de renforcer l’union nationale afin d’empêcher toute discorde religieuse. Il a placé à la tête des priorités de son mandat l’optimisation des capacités de l’armée libanaise, la relance de l’économie, le maintien de la neutralité « stratégique » face aux conflits qui embrasent la région et son intention d’œuvrer pour le retour des réfugiés syriens dans leur pays.

Il s’est également engagé à réformer le système électoral politico-confessionnel sclérosé du pays en faisant voter une nouvelle loi électorale. Un projet qui a été réalisé après six mois de débats interminables ayant débouché sur l’adoption d’un nouveau mode de scrutin basé sur la proportionnalité.

En somme, les Libanais ont assisté à la fin du système majoritaire simple en vigueur depuis 1943, et le début d’une nouvelle ère ou le pays du Cèdre pourrait tenir des élections capables de garantir l’équilibre entre toutes les composantes du pays.

La réactivation des institutions du pays

Parmi les changements majeurs réalisés le cadre de la réactivation des institutions du pays, Aoun a opéré un grand nombre de nominations dans différents organes de l’Etat, comme les tribunaux, le conseil de discipline, les douanes et l’inspection générale.

Il a également procédé à une série de congédiements parfois jugés arbitraires par différents responsables comme le ministre d’Etat aux Affaires du parlement Ali Qanso (décédé le 4 juillet 2018) qui reprochait au chef d’Etat de procéder à des nomination en dehors du conseil des ministres, avec un retard dans l’envoi des CV au gouvernement.

Le très épineux dossier de la sécurité interne

Le dossier de la sécurité était l’une des premières priorités du travail politique durant le mandat d’Aoun. « Nous avons réussi à nommer les responsables sécuritaires et à rétablir la paix et la sécurité », a déclaré le chef d’Etat à l’occasion d’une conférence de presse au cours de laquelle il a voulu dresser le bilan de sa première année à la magistrature suprême.

Sur la question des armes du Hezbollah, il a expliqué à l’occasion du même congrès que le Liban ne pouvait détenir seul le monopole des armes pour des raisons géopolitiques. « Certes, l’armée américaine a aidé nos troupes en livrant des armes de qualité qu’elles ont utilisées dans la guerre contre le terrorisme. Mais il existe un problème de déficit budgétaire qui nous rend incapables de renforcer l’armée ».

Enfin, le président libanais se démarque par sa position sur le conflit syrien : « La Syrie sans Assad serait une 2e Libye. Il est le seul à pouvoir rétablir l’ordre », a-t-il affirmé lors d’un entretien télévisé accordé à la chaîne égyptienne CBC.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique au Liban :

 

 

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