Liban : Quel bilan social pour l’actuel gouvernement libanais ?
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Rédaction Ecomnews Med
lundi 3 septembre 2018 Dernière mise à jour le Lundi 3 Septembre 2018 à 06:30

Après le mandat de Michel Sleiman en mai 2014, le Liban a connu un vide présidentiel de deux ans et demi, avant de confier les rênes de la nation à Michel Aoun, l’ancien général, chrétien maronite, le 31 octobre 2016. Des soutiens inattendus, comme celui de Samir Geagea, au nom de la réconciliation entre les deux partis maronites après des années de rivalité, ont pesé en faveur de l’actuel Président de la République. Après environ deux années de pouvoir, qu’en est-il du bilan social du régime Hariri-Aoun ?

Dans ce domaine, deux principales mesures ont été prises : l’abrogation de l’article 522 du code pénal et le vote de l’amendement 401.

D’une part, la première décision concerne un aspect régulièrement dénoncé dans les pays musulmans par les ONG : un violeur peut éviter la condamnation judiciaire s’il décide d’épouser sa victime. Le Liban a donc abrogé l’article polémique, une décision qui reste largement considérée comme le temps fort social du mandat Aoun.

Pour sa part, le vote de l’amendement 401 portant sur la criminalisation de la torture n’a pas reçu la même adhésion des ONG.

Le président du Centre Libanais des Droits de l’Homme, Wadih el Asmar, s’est même indigné du contenu de cette décision : « la loi ne considère la torture comme un crime qu’en cas d’incapacité physique ou psychique permanente ou de décès, ce qui est contraire à l’esprit de la Convention de l’ONU contre la torture qui vise en premier lieu à criminaliser la torture en tant que telle indépendamment des séquelles ».Et d’ajouter : « Avoir laissé la compétence aux tribunaux militaires n’est pas de nature à rassurer les victimes et à les convaincre de déposer plainte ». Enfin, le projet de création d’un Institut national des droits de l’homme, doté de pouvoirs étendus, est toujours au point mort.

La corruption endémique et la « résurrection » de la loi sur l’accès à l’information

Quelques mois après sa prise de fonction, le Président de la République a remis au goût du jour la loi sur l’accès à l’information pour lutter contre la corruption.

Son application devrait contraindre les institutions étatiques à rendre leurs données publiques. « La non transparence est devenue la norme. Des recours ont été formulés par des activistes pour voir quels sont ceux qui vont accepter de diffuser leurs informations. Ça va être au cas par cas. », a expliqué le politologue Karim El Mufti.

Un taux de chômage plus important que les estimations données

46% de la population active serait au chômage, contrairement aux estimations officielles qui positionnaient le curseur à 25% de la population active (et 35% parmi les jeunes). Les « véritables » chiffres ont été donnés par le Président de la République lors d’une réunion avec une délégation du Syndicat de la Presse, fin mars 2018.

Le Chef de l’Etat a justifié ce constat par la « sélectivité des Libanais » qui refusent les « petits emplois » et par le coût très bas de la main d’œuvre massive fournie par les réfugiés syriens.

 

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