La hausse des prix de carburants en Tunisie
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 7 septembre 2018 Dernière mise à jour le Vendredi 7 Septembre 2018 à 09:04

Pour la quatrième fois en l’espace de 6 mois, les prix de carburants en Tunisie ont augmenté. Le point sur la situation avec Ecomnews Med.

 

Rien ne va plus pour le pouvoir d’achat du citoyen tunisien. Pour la quatrième fois en l’espace d’un petit semestre, les prix de carburants ont été revus à la hausse. Les dirigeants tunisiens ont bien l’intention de suivre les recommandations du FMI à la lettre, aussi impopulaires soit-elles. Décryptage.

Hausse des prix : ce qu’il faut savoir

L’économie tunisienne a pris un sérieux coup en 2011 après la destitution de l’ex-président Zine el Abidine Ben Ali. Pour redresser la barre, les dirigeants tunisiens tentent tant bien que mal de respecter la ligne de conduite tracée par le FMI, avec son lot de mesures impopulaires, touchant au pouvoir d’achat des citoyens. A l’occasion de sa dernière visite à Tunis, Christine Lagarde a clairement exprimé son inquiétude quant au rythme des réformes entreprises par l’Etat, avant de réitérer sa confiance envers l’exécutif et le président Beji Caid Essebsi.

La Tunisie, importateur de pétrole, souffre de la hausse du prix du baril, comme le Maroc. Les subventions en la matière sont passées des 1,5 milliards prévus dans le budget de l’Etat à plus de 4,3 milliards de dinars. Ainsi, pour éviter de creuser davantage son déficit budgétaire, l’Etat revoit encore une fois le prix du carburant à la hausse.

Quelles conséquences ?

De par son caractère systémique, la hausse des prix du carburant va logiquement impacter plusieurs autres secteurs d’activité ainsi que les prix d’autres biens de consommation. On devrait donc assister à l’augmentation du prix des fruits et légumes et du prix des transports en commun. Dans un pays ou le pouvoir d’achat est déjà en dessous des attentes des citoyens, énième hausse risque d’alourdir un climat déjà électrique.

Rappelons que le dernier ajustement des prix de vente au public des produits pétroliers (50 millimes, soit 0,15 €) intervenu en avril dernier devrait permettre à l’Etat de générer environ 130 millions de dinars (environ 40 millions d’euros) selon les dires de Taoufik Rajhi, ministre chargé des grandes réformes.

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