Portrait d’Antoine Sfeir, célèbre politologue libanais
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Rédaction Ecomnews Med
mardi 2 octobre 2018 Dernière mise à jour le Mardi 2 Octobre 2018 à 12:06

Antoine Sfeir est décédé dans la nuit du dimanche à lundi du 1er octobre. Célèbre journaliste et politologue franco-libanais, il faisait partie des spécialistes du Moyen-Orient et du monde arabo-musulman les plus écoutés. La disparition du fondateur des « Cahiers de l’Orient » a suscité un grand émoi auprès de la classe politique libanaise, mais pas seulement. Ecomnews Med vous propose un portrait du défunt.

Né le 15 septembre 1948, Antoine Sfeir est issu d’une famille chrétienne maronite. En parallèle avec ses études en médecine, il envoie ses écrits politiques au journal « L’Orient Le Jour », avec des billets d’humeur, des chroniques, des analyses géostratégiques pertinentes et des articles documentant la Guerre Froide.

Le célèbre quotidien francophone libanais l’enrôle dans son service étranger en 1968 et lui confie la rubrique « Le jour des jeunes », avant de le charger de couvrir l’actualité du Moyen-Orient et notamment la guerre civile libanaise.

En juin 1976, le Front de libération de la Palestine l’enlève et le torture, vraisemblablement sur ordre du régime syrien. Cette expérience tragique le poussera à quitter le Liban pour la France. « Cet événement a renforcé chez moi le refus de l’émotion dans le métier. J’ai appris aussi une chose après ça, c’est que j’avais envie de transmettre, et cela ne s’est jamais arrêté. J’étais déterminé et j’ai eu la chance de retravailler très vite dans le journalisme. Un métier dont on ne se lasse pas et où l’on apprend tous les jours. On est à la fois étudiant et transmetteur… », avait notamment commenté l’intéressé.

Dans l’Hexagone, Antoine Sfeir travaille d’abord pour le journal « La Croix » en tant qu’expert du Moyen-Orient, tout en intervenant de manière régulière dans de nombreux médias pour analyser et commenter l’actualité des pays arabo-musulmans (Le Point, Le Figaro, Europe 1, etc.).

Il fondera dans la foulée les « Cahiers de l’Orient » en 1985, une revue trimestrielle qui se voulait une fenêtre européenne sur le monde arabe. Très présent dans les médias français depuis son installation dans l’Hexagone, il deviendra en 2014 président de l’Institut Libre d’Etude des Relations Internationales (ILERI).

Des qualités humaines indéniables

Tous ceux qui ont côtoyé Antoine Sfeir saluent son humanisme, sa générosité et son travail en faveur d’un Moyen-Orient prospère. Le politologue et conférencier franco-libanais avait à cœur de transmettre son savoir aux générations futures et rapprocher du mieux qu’il pouvait l’Occident et la région particulièrement turbulente qui l’a vu naître. François Bayrou, proche collaborateur et ami d’Antoine Sfeir, a tenu à lui rendre hommage : « Antoine Sfeir était un passeur entre deux mondes, l’Orient et l’Occident. Il avait de l’Islam dans ses différents visages et dans son histoire une connaissance profonde et chaleureuse. Il aimait décrypter et transmettre. Et il était un ami ».

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