Algérie : La France en passe de perdre le marché du blé ?
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Rédaction Ecomnews Med
jeudi 25 octobre 2018 Dernière mise à jour le Jeudi 25 Octobre 2018 à 12:52

L’Algérie est l’un des plus gros marchés céréaliers à l’export de l’Hexagone. Alger puise en effet la quasi-totalité de ses besoins en important du blé français… mais la donne risque de changer. Selon les médias locaux, le plus grand pays d’Afrique envisage un approvisionnement massif en blé russe, nettement moins coûteux. Le point sur la situation avec Ecomnews Med !

Pour la seule campagne 2017-2018, l’Algérie à importé 4,3 millions de tonnes de blé de la France, son plus gros fournisseur. Mais la donne pourrait très vite changer, selon certains médias, avec la venue du concurrent russe dont le blé est plus abordable.

En effet, la différence de prix entre la tonne russe et française de blé se situe à 20 dollars (environ 18 euros). Un avantage conséquent pour le nouveau concurrent que Philippe Pinta, président de l’Association générale des producteurs de blé français (AGPB), a volontiers « avoué » à l’AFP.

L’Algérie compte bien profiter de ce différentiel et ne s’en cache pas. L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), par la voix de son président Mohamed Belabdi, a confirmé l’intérêt manifeste du pays pour le blé russe, qui aurait presque gagné la bataille, selon certains média algériens. Pour Algérie Monde Info, « la Russie s’installe et la France s’agite », alors que Algérie1 annonce que « la France est en passe de perdre la bataille du blé avec l’Algérie ».

Par ailleurs, le blé n’est pas le seul produit russe qui intéresserait l’Algérie, précise le média Algérie Monde Info. Des produits laitiers et la viande bovine russes pourraient également atterrir sur le marché algérien dans un avenir proche.

Le Quai d’Orsay en Algérie début 2019 pour plaider la cause des céréaliers français

Si le blé français coûte plus cher, il pourra en revanche faire valoir sa qualité pour rester compétitif. En effet, il contient 0,1% de grains parasités contre 0,5% à 0,7% pour le blé russe. « Il faut qu’on ait toujours une longueur d’avance sur le plan qualitatif, sinon, on se fera prendre des parts de marché », admet Philippe Pinta.

Si pour l’heure, rien n’est encore perdu pour la France, l’AFP confirme que le Quai d’Orsay prend cette situation très au sérieux. C’est pourquoi Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat au Commerce, sera en Algérie dans quelques mois pour promouvoir le blé français. Affaire à suivre !

 

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