Gazoduc Algérie-Nigéria : le Maroc doit-il s’inquiéter ?
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Sami Bouzid
vendredi 26 octobre 2018 Dernière mise à jour le Vendredi 26 Octobre 2018 à 10:57

La 4e session de la commission mixte bilatérale algéro-nigériane s’est tenue le 15 octobre dernier, sous la coprésidence du ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, et de son homologue nigérian Geoffrey Onyeama. Après des années d’inactivité, le méga projet de gazoduc Algérie-Nigeria, en gestation depuis les années 1980, devrait bientôt entrer dans sa phase finale selon le communiqué de la session. Quel impact sur le projet de gazoduc Maroc – Nigéria ?

Les ministres des Affaires étrangères des deux pays se sont retrouvés en début de semaine dans le cadre d’une commission de travail mixte, et ont réitéré leur engagement pour conclure le projet de gazoduc transsaharien reliant Alger à Abuja.

Dans un communiqué publié à l’issue de la session, la commission mixte cite « un projet structurant qui est d’une importance cruciale pour les deux pays », précisant que les deux gouvernements « renouvelaient une fois de plus leur engagement à le parachever au bénéfice de leurs peuples respectifs et des peuples de la sous-région ».

On apprend également qu’Alger et Abuja ont décidé de mettre en place un groupe de travail qui tiendra sa première réunion lors du 1er trimestre 2019 pour évaluer l’avancement de la phase finale. Si l’avancement des travaux et la réceptivité du Nigéria rassurent Alger, on est plutôt inquiet du côté de Rabat.

Faut-il s’inquiéter pour le projet maroco-nigérian ?

Le projet du gazoduc Algérie-Nigeria n’a pas connu un démarrage facile. Il a même failli être remplacé par un autre, reliant le Nigéria au Maroc. La réactivation de la collaboration entre Alger et Abuja en la matière ne rassure pas Rabat qui affiche déjà des relations mitigées avec le Nigéria, pays qui accueille une ambassade de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD).

Le journal algérien L’Expression croit savoir que des discussions maroco-nigérianes récentes ont soulevé les « énormes difficultés techniques » du projet maroco-nigérian, notamment à cause de la grande distance à parcourir. « Pour l’Algérie, il suffit de raccorder le pipeline Algérie-Nigeria aux gazoducs traversant tout le Sahara algérien qui sont déjà opérationnels », peut-on lire sur le même journal.

En outre, le Nigeria a signé avec l’Algérie huit accords de coopération à l’issue de la dernière session de la commission mixte. Les prochaines semaines seront donc décisives pour la viabilité du gazoduc maroco-nigérian !

 

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