Les franco-algériens rentrent « à la maison »
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Rédaction Ecomnews Med
lundi 5 novembre 2018 Dernière mise à jour le Lundi 5 Novembre 2018 à 08:04

Depuis quelques années, on assiste à un départ massif des franco-algériens vers leur pays d’origine. Tendance éphémère ou dynamique durable ? Le point !

 

Un nouveau numéro de l’émission « Enquêtes de Région » produite par France 3 Provence-Alpes Côte d’Azur (PACA) a mis en lumière un certain nombre de mesures prises par le gouvernement algérien pour faciliter le retour de « ses enfants » expatriés et les inciter à « profiter des opportunités qui leur sont souvent inaccessibles en France ».

Vers une immigration inversée ?

Crédit d’un million d’euros à taux zéro remboursable après 10 ans d’exercice, des logements jusqu’à 50% moins chers que dans l’Hexagone, des incitations à l’investissement… ce sont les conditions de rêve que proposerait l’Algérie à ses ressortissants qui souhaitent tenter leur chance dans leur pays d’origine. Selon le reportage, quelque 30 000 franco-algériens auraient déjà fait le choix de s’établir en Algérie pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, notamment dans les nouvelles technologies, l’exportation agricole et l’architecture.

Cette traversée de la Méditerranée, le reportage de France 3 l’a documentée à travers le parcours de jeunes créateurs d’entreprise comme Fella, spécialisée dans les smartphones, Kader, exportateur de produits agricoles et Bachir, architecte. Pour l’Algérie, qui souhaite s’affranchir de sa dépendance au pétrole, tout éventuel afflux d’investisseurs serait un véritable catalyseur pour diversifier son économie. Mais les porteurs de projet ne sont pas les seuls à opérer ce retour au bercail. En effet, nombreux sont les jeunes talents, bardés de diplômes, qui viennent tenter leur chance sur le marché de l’emploi local, notamment dans les métiers de la communication, du marketing et du journalisme, toujours selon le reportage de France 3.

Réelle volonté de retour ou mouvement éphémère ?

Pour beaucoup, cette dynamique doit être mise en perspective avec la fuite des cerveaux qui impacte l’ensemble des pays de la région. En effet, nombreux sont les médecins, les ingénieurs et les professeurs qui, insatisfaits de leurs conditions après des études longues et fastidieuses, abandonnent leurs postes dans l’espoir d’exercer dans de meilleures conditions à l’étranger. D’un autre côté, l’Algérie peut-elle canaliser un « éventuel » afflux d’investisseurs sur les plans administratif et financier ? Seul l’avenir nous le dira !

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