L’usage du plastique soulève un débat national au Liban
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 9 novembre 2018 Dernière mise à jour le Vendredi 9 Novembre 2018 à 15:13

L’industrie du plastique est en effervescence au Liban. En effet, le secteur ne compte pas moins de 5 000 entreprises selon l’association des industriels du Liban (AIL), auxquelles viennent s’ajouter les autres structures qui exercent en dehors de la légalité. Le point sur cette industrie avec Ecomnews Med !

La majorité des entreprises libanaises de l’industrie se spécialisent dans la transformation du polymère et d’autres matières plastiques, contribuant ainsi à 1% du PIB national selon les estimations de l’AIL.

Le plastique est fait à base du naphta, un liquide issu du raffinage du pétrole importé des pays voisins.

En 2017, le pays du Cèdre a importé 379 831 tonnes de plastique dont 100 000 sont destinées à l’industrie. Les prix varient en fonction de l’offre chinoise, plus grand producteur mondial. « Le prix se négocie à la tonne et évolue en fonction des cours du brut et de la demande chinoise », explique Khalil Cherry, secrétaire général de l’AIL.

Les outputs de l’industrie plastique libanaise sont variés, allant des contenants alimentaires aux matériaux de construction, essentiellement écoulés sur le marché local.

Le Liban manque de moyens techniques et de technologies adaptées pour recycler ses produits en plastique.

La documentation n’est pas légion lorsqu’il s’agit de quantifier la filière libanaise du plastique. Nos confrères de L’Orient le Jour, citant « plusieurs sources concordantes », estiment toutefois que le secteur compte une majorité de PME et moins d’une demi-douzaine de grands acteurs dont dépendent des centaines d’emplois. L’AIL, qui déplore elle aussi « l’absence de statistiques centralisées et actualisées », estime que la contribution totale de la filière dans l’économie à environ 1% du PUB attendu en 2018, soit environ 53,6 milliards de dollars selon la Banque mondiale qui prévoit donc une petite croissance de 1%.

Aujourd’hui, le plastique et ses dérivés font partie du quotidien des Libanais.

C’est d’ailleurs cette « omniprésence » qui soulève un grand débat dans la Suisse du Moyen-Orient. En effet, les matières plastiques mettent entre 10 ans (certaines boîtes de conserve) et  centaines d’années avant de se 1000 ans (bouteilles en plastique) avant de se décomposer. Bien que le Liban dispose d’une filière de recyclage plutôt évoluée lorsqu’on la compare à celle de ses voisins, la majeure partie du plastique utilisé finit dans une décharge, devenant ainsi une énorme source de pollution.

Ziad Abichaker, ingénieur spécialisé dans les déchets et fondateur de l’entreprise Cedar Environmental, déplore le manque de ressources de la filière du recyclage, qui « n’arrive décidément pas à combler son manque de moyens et de technologies adaptées ».

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