Le Liban fête ses 75 ans d’indépendance
#Actualite #BuzzNews #Collectivites #Economie #EnDirectDe #Institutions #Politique #LIBAN
Rédaction Ecomnews Med
lundi 19 novembre 2018 Dernière mise à jour le Lundi 19 Novembre 2018 à 11:28

Le Liban célèbre aujourd’hui son 75e anniversaire . Ecomnews Med vous invite à découvrir l’histoire du pays du Cèdre en quelques faits saillants.

Le Liban souffle en ce 22 novembre, la 75e bougie de son accession à l’indépendance. De l’Empire Ottoman à la guerre civile, en passant par les deux Guerres Mondiales et la période coloniale, le pays du Cèdre se penche sur sa stabilisation socio économique et politique.

Entre rivalités politiques et latence économique, la fête de l’indépendance du Liban sera célébrée, cette année, dans un climat pour le moins tendu. Le point avec Ecomnews Med.

Les dates-clés de l’histoire récente du Liban

A l’occasion de la fête de l’indépendance du Liban, passons  en revue les principaux événements qui ont marqué l’histoire de ce pays. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la France a institué un mandat sur le Liban et la Syrie, le 25 avril 1920, à travers la Société des Nations.

Le Grand Liban est unifié la même année, mais le pays n’obtiendra son indépendance qu’après plus d’une vingtaine d’années, précisément le 22 novembre 1943. Pendant les années post indépendance, le pays du Cèdre bénéficiait d’une croissance économique élevé et exerçait une forte influence culturelle dans la région du Moyen-Orient.

Mais à partir de 1975, et conséquemment au conflit israélo-palestinien et aux guerres arabes, une guerre civile ponctuée d’interventions étrangères éclatera au Liban, emportant sur son passage entre 130 000 et 250 000 vies. L’accord de Taëf, conclu en 1989 dans la ville éponyme, en Arabie saoudite, sonnera le glas de cette guerre qui prendra officiellement fin en 1990.

Une dette publique de 82,5 milliards de dollars

 

A la veille des 74 ans de l’indépendance du pays, le président Michel Aoun a mis l’accent sur la nécessité de consolider les acquis du pays et de s’unir autour d’un même projet de développement afin de sortir de l’impasse actuelle. Le général Aoun a également invité ses concitoyens à « ne pas laisser la discorde pointer le bout de son nez, car la destruction massive n’épargnera personne ».

Depuis l’accession au pouvoir du duo Aoun-Hariri, en 2016, la situation politique et économique au pays ne s’est pas améliorée. Sur le plan économique, la dette publique a atteint 82,5 milliards de dollars fin mai 2018. Et malgré les réformes structurelles annoncées par le gouvernement, la reprise de certains secteurs clés comme le tertiaire se fait toujours attendre.

Quant à la lutte contre la corruption, elle est au point mort, infligeant à l’Etat un manque à gagner qui s’élève à des millions d’euros en revenus fiscaux. Le Liban fait face à un système endémique de corruption et de clientélisme qui tue dans l’œuf toute mesure de réforme. Pour donner un exemple concret, dans certaines régions du pays, seuls 35% des factures d’électricité sont collectés, et c’est l’État qui paie le manque à gagner.

Par ailleurs, la grande majorité des entreprises libanaises évite par tous les moyens de payer la TVA. Notons que le Liban arrive en 136e position sur 176 pays en termes de corruption. Après 75 ans d’indépendance, le pays du Cèdre fait face à d’énormes obstacles qui entravent son développement et sa stabilité, dans une région exposée à toutes sortes de risques.

 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *