Le Liban dans le peloton de tête des pays les plus… endettés
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 23 novembre 2018 Dernière mise à jour le Vendredi 23 Novembre 2018 à 16:18

Classé troisième pays le plus endetté au monde depuis 2017 (étude Business Insider.fr), le pays du Cèdre continue de s’écrouler sous le poids d’une dette publique faramineuse, avec un ratio prévisionnel dette/PIB qui devrait atteindre les 154,6% d’ici la fin de l’année selon la Banque Mondiale. A quelques encablures du 75e anniversaire de l’indépendance pays, la situation socio-politico-économique est toujours instable… mais l’espoir est permis

En à peine un an, la dette publique libanaise a connu une hausse de près de 7,27%, passant de 76,64 milliards de dollars en 2017 à 83,84 milliards de dollars en septembre 2018. La dette en devise a atteint 35,1 milliards de dollars, soit +18 % en glissement annuel, tandis que celle en livres libanaises équivaut à 48,3 milliards de dollars, soit +0,21% en glissement annuel.

De son côté, la croissance économique reste très timide, stagnant à 2,2 % en cette fin d’année. Le taux de chômage, qui frôle les 20%, ne donne pas de signe d’amélioration. Devant ces chiffres alarmants, les organisations financières internationales ont exprimé l’urgente nécessité d’une restructuration profonde du secteur économique afin de corriger le tir. Selon le FMI, la croissance du pays pourrait atteindre 4% d’ici 2023 si le programme d’investissement en infrastructures et les reformes structurelles promises lors de la conférence du CEDRE sont respectés.

La diaspora, le secteur bancaire et le tourisme à la rescousse ?

Malgré la mauvaise santé de l’économie, l’augmentation de la dette publique, la corruption, la crise des réfugiés syriens et l’instabilité politique, le pays peut compter sur l’apport décisif de sa diaspora, le poids de son secteur bancaire et certains secteurs porteurs de croissance comme le tourisme.

Il faut rappeler que la diaspora libanaise représente près de trois fois la population qui réside au Liban, et que le système bancaire du pays bénéficie de la confiance des investisseurs internationaux grâce à son poids et à son dynamisme. Malgré la crise sécuritaire dans le pourtour libanais, le tourisme représente à lui seul près de 15% du PIB national. Comme pour dire qu’il y a de l’espoir, aussi mince soit-il, de redresser la pente…

 

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