Tunisie : Les fonctionnaires de l’Etat battent le pavé contre les directives du FMI
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Rédaction Ecomnews Med
lundi 26 novembre 2018 Dernière mise à jour le Lundi 26 Novembre 2018 à 15:05

La grève générale de la fonction publique, tenue le 21 novembre à l’appel du puissant syndicat UGTT, vise à obtenir des augmentations de salaires. Outre le rassemblement qui a eu lieu place du Bardo, à Tunis, des manifestations ont été organisées dans plusieurs autres villes du pays. Il s’agit, selon les organisateurs, de la première grève de cette ampleur en Tunisie depuis 2013.

Selon l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), il s’agit de la première grève dans l’histoire de la Tunisie à être menée uniquement par la fonction publique. Face à un taux d’inflation qui va crescendo, avec 8% cette année, et des salaires qui ne progressent pas, plusieurs milliers de salariés se sont rassemblés, place du Bardo, devant le siège de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

La politique économique est pointée du doigt par les grévistes qui considèrent que le gouvernement se plie aux directives du Fond Monétaire International (FMI) sans se soucier du pouvoir d’achat des ménages tunisiens qui ne cesse de se détériorer depuis 2013.

Nourredine Taboubi, Secrétaire général de l’UGTT, impute, à son tour, l’échec des négociations avec le gouvernement au FMI.  « La décision souveraine n’est pas entre les mains du gouvernement mais du Fonds Monétaire International (FMI) », a-t-il martelé.

Le climat social loin de l’apaisement  

Pour obtenir un prêt de 2,4 milliards d’euros en 2016, la Tunisie s’est engagée auprès du FMI à réaliser des réformes drastiques. Le gouvernement est notamment obligé de ramener la masse salariale du secteur public à 12,5 % du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2020, contre 15,5 % aujourd’hui, ce qui place la Tunisie actuellement dans le Top 4 mondial pour ce qui est du coût de l’Etat.

Si les salaires du secteur public ont plus que doublé depuis 2010, passant de 7,6 milliards de dinars (2,3 milliards d’euros) à 16 milliards de dinars (4,8 milliards d’euros) en 2018, selon les statistiques officielles, ces hausses ne se sont pas traduites par une amélioration du pouvoir d’achat des ménages, à cause de l’inflation qui a atteint son plus haut niveau depuis 30 ans.

Dans un communiqué publié le 22 janvier, la commission administrative nationale de l’UGTT a décidé de décréter une nouvelle grève dans la fonction publique et le secteur public le 17 janvier prochain, « pour dénoncer les engagements non-tenus par le gouvernement en ce qui concerne les augmentations salariales au profit des fonctionnaires, qui constituent une violation des conventions nationales relatives aux négociations sociales et une atteinte au dialogue social ».

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