Maroc : Sur la route d'une future superpuissance Africaine
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 30 novembre 2018 Dernière mise à jour le Vendredi 30 Novembre 2018 à 09:40

Le Maroc arrive sur la première marche du podium des pays d’Afrique du Nord en matière d’entrepreneuriat et d’affaires (55e sur une liste de 153 Etats). Loin devant la Tunisie 96e, l’Egypte 101e, l’Algérie 124e et la Libye 149e selon la dernière liste établie par le magazine américain Forbes. Une stratégie de séduction bien huilée pour le pays qui espère devenir la future superpuissance Africaine. Analyse

En janvier 2017, le Royaume signait son grand retour sur la scène diplomatique Africaine. La réintégration du pays au sein de l’Union africaine témoigne de la volonté d’engagement envers l’Afrique. “Cet engagement se manifeste non seulement par la diplomatie du Royaume à travers les nombreuses visites effectuées par le roi Mohammed VI dans une trentaine de pays africains, mais aussi et surtout par sa croissance économique et sa forte présence dans le continent”, précise le journal britannique.

Le Maroc est devenu le deuxième plus grand investisseur africain dans le continent, avec un total de 17,5 milliards de dirhams entre 2008 et 2015, avec des projets parmis les plus récents dans le continent comme l’établissement de huit unités de production d’engrais en Afrique subsaharienne, l’implantation de deux sites industriels en Éthiopie et au Nigeria par l’Office chérifien des phosphates (OCP) et la réhabilitation de la baie de Cocody à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Forbes a ainsi évalué 153 pays sur la base de facteurs comme le droit de propriété, l’innovation, les taxes, la technologie, la corruption, les infrastructures, la taille du marché, les risques politiques, la qualité de vie, la main-d’œuvre, la liberté (personnelle, commerciale et monétaire), la bureaucratie et la protection des investisseurs. Et selon le magazine américain, « le Maroc a utilisé à son avantage sa proximité avec l’Europe et de ses coûts de main-d’œuvre relativement faibles, pour œuvrer à la construction d’une économie diversifiée, ouverte et orientée vers l’économie du marché ». Pour Forbes, le royaume « a fait accroître ses investissements dans ses infrastructures portuaires, de transport et industrielles pour se positionner au centre des affaires en Afrique et devenir ainsi un courtier incontournable.»

Un bémol tout de même car malgré « les progrès économiques du Maroc, le pays souffre d’un taux de chômage élevé, de la pauvreté et de l’analphabétisme, en particulier dans les zones rurales. Les principaux défis économiques pour le Maroc comprennent la réforme des systèmes éducatif et judiciaire ».

Mais la force de frappe du Maroc réside dans le fait qu’au fil des années le pays est devenu une destination attrayante pour les investisseurs et les entrepreneurs. À l’échelle africaine, le pays est à la troisième marche du podium, derrière la république de Maurice (41e), l’Afrique du Sud (48e) et avant le Ghana (85e), la Namibie (86e) et le Sénégal (89e).

Dans le monde arabe, le Maroc est avec les Émirats arabes unis en première position (31e), suivi du Qatar (40e), Oman (47e), l’Arabie Saoudite (50e) et le Bahreïn (55e). 

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