Liban : Un décret présidentiel sur l'ouverture de nouveaux crédits pour les pensions de retraite et les financements
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Rédaction Ecomnews Med
mardi 4 décembre 2018 Dernière mise à jour le Mardi 4 Décembre 2018 à 10:03

Deux décrets sur l’ouverture de crédits supplémentaires dans le budget de 2018 ont été signés par le président de la République Michel Aoun. Ils permettront de financer les pensions de retraite et les indemnités de fin de service. Aucun montant n’a été communiqué.

Le président de la République ,Michel Aoun, et le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, se sont entretenu et ce dernier lui a rendu compte des besoins de financement pour la fin de l’année 2018.

« Nous traversons une étape exigeant une coordination plus étroite entre le processus de décision politique, le ministère des Finances et la Banque centrale. Et c’est ce que nous essayons de faire dans les meilleurs délais, pour éviter toute répercussion négative sur la capacité du Trésor public d’assurer une continuité dans l’allocation des fonds », a indiqué le ministre à l’issue de cette réunion. « Il ne s’agit pas là de dépenses additionnelles illégales. Il existe des obligations supplémentaires (de financement) décidées par le Parlement en vertu de lois relatives au financement de secteurs vitaux, devenues contraignantes pour l’État et dépassant le plafond fixé par le budget de 2018, tels que la santé, l’électricité et les déchets », a-t-il ensuite précisé.

Le ministère des Finances avait il y a quelques semaines refusé de débloquer les crédits supplémentaires demandés par le ministère de l’Énergie et de l’Eau pour financer les quantités de fuel nécessaires au fonctionnement pour la fin 2018.Les parlementaires avaient ainsi relevé le plafond des transferts à Électricité du Liban (EDL) afin de payer près de 100 000 tonnes de fuel commandées au fournisseur algérien Sonatrach pour couvrir les besoins du pays jusqu’à la fin de l’année. 

Le déficit public du Liban a atteint 3,3 milliards de dollars à fin juin (+234 % en un an) et pourrait terminer l’année au-dessus des 4,8 milliards prévus dans la loi de finance pour 2018. Le blocage de la formation du gouvernement paralyse toujours le pays ainsi que le processus d’adoption du budget pour 2019.

 

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