Economie : le dinar tunisien poursuit sa chute libre
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 7 décembre 2018 Dernière mise à jour le Vendredi 7 Décembre 2018 à 13:56

Depuis la Révolution, l’économie tunisienne alterne le chaud et le froid. Mais les choses semblent aller de mal en pis, avec une dépréciation du dinar qui ne faiblit pas. Les conséquences sont inquiétante, aussi bien pour la dette du pays que pour sa balance commerciale. Décryptage avec Ecomnews Med !

La désillusion économique continue en Tunisie. En un semestre, la monnaie nationale a connu une dépréciation de l’ordre 11% face à l’euro selon les chiffres de la Banque Centrale de Tunisie. Désormais, un euro se négocie à 3,3 dinars tunisiens.

Sachant Tunis utilise essentiellement l’euro pour ses transactions commerciales, le pays accuse ainsi une augmentation du prix de ses importations, impactant par ricochet le niveau des général des prix. Résultat : le taux d’inflation augmente (8% d’ici la fin de l’année), minant un peu plus le pouvoir d’achat des citoyens.

Bien qu’elle reste relativement mesurée pour le moment, la dette nationale devrait atteindre 71,7% du PIB fin 2018 contre 70,3% il y a un an. De même, la valeur des importations a augmenté de 20,2% au cours des dix premiers mois de l’année, avec plus de 5,2% hors variation du taux de change. Le déficit de la balance commerciale s’établit désormais à 8,7 milliards de dinars, soit un milliard de plus qu’en 2017.

Le FMI, la main invisible de la dévaluation du dinar tunisien ?

Si l’instabilité politique, la baisse de la valeur des avoirs extérieurs à cause du déficit du compte courant, la morosité des IDE et le secteur touristique hésitant restent les fers de lance de la dévaluation du dinar tunisien, d’aucuns montrent du doigt le FMI qui s’était montré favorable à une dévaluation à de nombreuses reprises pour « améliorer la compétitivité du pays ».

 

 

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