Forte hausse des taux interbancaires au Liban
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 28 décembre 2018 Dernière mise à jour le Vendredi 28 Décembre 2018 à 11:45

Le taux interbancaire au jour le jour est un taux d’intérêt appliqué sur les prêts à court terme entre les banques. Au Liban, ces taux sont passés de 15 à 75% en quelques jours seulement. Si les banquiers parlent d’une situation temporaire, ils reconnaissent volontiers le manque de sérénité du marché. Le point avec Ecomnews Med.

L’information est apparue sur le site du Daily Star le jeudi 13 décembre 2018, avant d’être confirmée par plusieurs sources bancaires à nos confrères de L’Orient Le Jour. Alors que la moyenne des taux était d’environ 5 % depuis plusieurs mois, ils sont passés à une fourchette de 10 à 15% début décembre.

A l’entame de la 2e semaine du mois, ils étaient estimés à environ 40%, pour ensuite grimper à 60% en milieu de semaine. Le jeudi 13 décembre, les taux ont flambé pour atteindre les 75%. Selon Nassib Ghobri, chef du département des recherches à Byblos Bank, cette explosion (+ 1400%) s’explique par l’important besoin en liquidités. « Cela n’a pas d’incidence sur les taux des dépôts et des crédits, qu’ils soient en livres ou en dollars », a rassuré M. Ghobri.

La situation se stabiliserait avec la formation rapide du nouveau gouvernement

 

Deux phénomènes ont été analysés pour tenter d’expliquer l’inflation actuelle. Pour Marwan Barakat, directeur du département de recherche de Bank Audi, c’est « le récent retrait par la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) d’une partie de ses dépôts en livres dans les banques, afin de souscrire des bons du Trésor », qui serait responsable de la flambée des taux.

De son côté, une source gouvernementale qui a requis l’anonymat soutient que l’opération de la CNSS, même si elle a eu un rôle déterminant dans la diminution des liquidités sur le marché, « n’aurait pas eu un tel impact en temps normal ». Pour d’autres, la nervosité du marché est une conséquence directe de la paralysie institutionnelle (retard dans la formation du  gouvernement), de la crise économique qui en découle et de la situation sécuritaire au sud du pays.

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