Algérie : les réseaux intelligents menacent le gaz
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 4 janvier 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 4 Janvier 2019 à 17:17

Dans le secteur gazier, l’enjeu est désormais dans la transition vers un système énergétique décarboné. Extraction délicate, coût global, dépendance… le gaz naturel se cherche, et la France semble avoir jeté son dévolu sur les « réseaux intelligents ». Les débouchés du gaz algérien sont-ils menacés ?

L’avenir du gaz pourrait passer par le « réseau intelligent », un réseau de distribution d’énergie favorisant la circulation d’informations entre les fournisseurs et les consommateurs pour une gestion plus efficiente et plus rationnelle. C’est en 2017 que le concept a été proposé par Gaz Réseau Distribution France (GRDF) et GRTGaz, leader européen du transport de gaz.

L’idée a fait son chemin depuis un peu plus d’un an, et les acteurs de la filière semblent unanimes sur ses apports dans l’amélioration de l’exploitation et de la sécurité des approvisionnements. Le « réseau intelligent », qui inclut le consommateur final dans la chaîne de l’écogestion, se matérialise par un ensemble de bonnes pratiques que l’on retrouve dans l’agriculture biologique comme les circuits courts et la juste-quantité.

« Il est théoriquement possible d’obtenir un gaz 100 % renouvelable à l’horizon 2050 », a suggéré une récente étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Elle nous en apprend également un peu plus sur la composition du mix de gaz : « 30 % de méthanisation – transformation de déchets organiques en biogaz ; à 40 % de pyrogazéification – gaz créé à partir du bois ; enfin, à 30 % de conversion des surplus d’électricité ».

Pour faciliter leur gestion efficace et la réduction des coûts liés à l’exploitation et à la maintenance,  ces réseaux de gaz intelligents seront équipés de nouvelles technologies avec des compteurs gaz communicants « Gazpar ».

Une forte réduction des importations énergétiques ?

L’Algérie est, avec la Norvège (43%), la Russie (21%) et les Pays-Bas (11%), un important fournisseur de gaz pour la France, lui assurant 10% de ses besoins. En passant du gaz naturel à un gaz issu de sources d’énergie renouvelable et produit au niveau local, la France devrait logiquement limiter ses importations à long terme, ce qui menace directement les débouchés du gaz algérien.

Il faut dire que le système du réseau intelligent, s’il venait à se concrétiser, permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80% selon les chiffres de l’Ademe. Une nouvelle qui n’arrange pas Alger, déjà en difficulté sur sa filière gazière. « Si nous ne trouvons pas rapidement d’autres solutions pour couvrir la demande nationale en gaz, en hausse constante, nous ne seront plus en mesure, dans deux ou trois ans, d’exporter », avait déclaré le ministre algérien de l’Energie face aux députés.

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