Liban : Signature d’un contrat entre EDL et EDZ
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 4 janvier 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 4 Janvier 2019 à 17:16

Les deux principaux acteurs de l’électricité au Liban, EDL et EDZ, viennent de signer un accord visant à mettre fin aux controverses juridiques qui les ont opposés.

C’est sur Twitter que le ministre sortant de l’Energie et de l’Eau, César Abi Khalil, a annoncé la signature d’un contrat d’exploitation entre EDL (Electricité du Liban), l’établissement jouissant du monopole sur la production électrique dans le pays, et la société privé EDZ (Electricité de Zahlé). Pour le responsable libanais, ce contrat qui est entré en vigueur le 1er janvier 2019 posera les bases d’une coopération entre les secteurs public et privé.

Les négociations entre les deux firmes se sont déroulées dans un climat de transparence

Titulaire d’une licence depuis 1923, EDZ assure la production et la distribution d’électricité aux habitants de la région de Zahlé et des villes avoisinantes. Contrainte de restreindre sa production pour laisser place au monopole du secteur public en 1960, l’entreprise décida alors de pallier l’incapacité d’EDL à fournir du courant 24h/24. Ainsi, en 2014 et contre toute attente, EDZ a réengagé la production afin d’alimenter ses abonnées pendant les heures de coupures en installant plusieurs unités de production, déployant environ 50 mégawatts. Chaleureusement accueillies par les ménages, ces mesures qui n’entrent dans aucun cadre juridique, ont aussitôt été dénoncées par l’entreprise publique et le ministère de l’Énergie.

Pour mettre fin à cette controverse, le Parlement a adopté la loi n°107 le 12 novembre dernier, établissant un contrat d’exploitation de deux ans non-renouvelables entre les deux firmes. L’adoption du texte a été suivie par des négociations entre les directions d’EDL et d’EDZ avec la participation du ministère de tutelle. Interviewé par nos confrères de l’Orient Le Jour, le directeur général adjoint d’EDZ, Nagi Jreissati, a déclaré que les discussions s’étaient déroulées dans un climat positif. Un avis partagé par le directeur d’EDL, Kamal Hayek, qui a fait l’éloge du « professionnalisme et de la transparence » de ces nouveaux partenaires.

Un nouveau décret est attendu pour définir les nouveaux statuts des salariés d’EDZ

La transition qui s’est opérée le 1er janvier 2019 va impacter aussi bien EDZ, qui emploie environ 200 personnes, que ses abonnés. Ainsi, selon M. Jreissati, cet accord signe la fin de la concession avec le retour des infrastructures gérées par EDZ dans le giron d’EDL, mais aussi l’aménagement et l’encadrement juridique des rapports entre les deux entités pendant deux ans. Il précise également que le transfert de propriété du réseau et les changements de statut des salariés doivent faire l’objet d’un décret qui verra bientôt le jour. Sur ce point précis, le ministre Abi Khalil a affirmé que l’avenir des salariés d’EDZ allait être « préservé ». Notons que dans l’attente du texte de loi qui va définir leurs nouveaux postes et droits professionnels, ces derniers continueront d’être sous la tutelle d’EDZ.

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