Maroc : Les prévisions de Banque Al-Maghrib
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Rédaction Ecomnews Med
lundi 7 janvier 2019 Dernière mise à jour le Lundi 7 Janvier 2019 à 08:22

Le Conseil de la Banque centrale marocaine a livré un tableau des activités de la conjoncture économique et ses prévisions pour 2019 et 2020. Focus !

Le 18 décembre s’est tenue la dernière réunion trimestrielle du Conseil de Bank Al-Maghrib, la banque centrale du Maroc, au titre de l’année 2018. L’occasion de faire une analyse de l’évolution de la conjoncture économique, le bilan de l’année 2018 ainsi que des prévisions macroéconomiques pour les deux prochaines années. Décryptage avec EcomNews Med.

Croissance en hausse d’ici 2020 et déficit budgétaire maîtrisé

Le Conseil de Bank Al-Maghrib a décidé de ne pas changer son taux directeur de 2,25%, en prenant en considération l’évolution récente de la conjoncture économique et les projections macroéconomiques faites par la banque centrale pour les 8 prochains trimestres. L’annonce a été faite dans un communiqué publié à l’issue de la dernière session trimestrielle du Conseil qui s’est tenue le mardi 18 décembre.

Le Conseil a évoqué l’évolution de l’inflation. Après une sensible accélération pendant les six premiers mois de l’année 2018, celle-ci a chuté pour s’établir à 2,5% en juin et 1,1% en octobre, dans un contexte marqué essentiellement par le recul et la volatilité des prix des produits alimentaires. Elle pourrait finir l’année sur une moyenne de 2%, pour revenir à 1% en 2019 et se situer à 1,2% en 2020, selon le communiqué du Conseil.  « Sa composante sous-jacente, qui mesure la tendance fondamentale des prix, continuerait à évoluer à des niveaux modérés », à en croire la Bank Al-Maghrib, soit 1,1% en moyenne cette année, 1% en 2019 et 1,6% en 2020.

En se basant sur les données du deuxième trimestre fournies par le Haut-Commissariat au Plan (HCP), la banque centrale annonce que le niveau d’activité n’atteindra pas les prévisions de l’année : la croissance devrait s’établir à 3,3% en 2018 contre 4,1% en 2017, « alors que la valeur ajoutée agricole progresserait de 4,6% au lieu de 15,4% et le rythme des activités non agricoles est prévu en léger accroissement de 2,7% à 3,1% ». La BAM a aussi noté que la croissance nationale globale pourrait revenir à 3,1% en 2019, pour ensuite grimper à 3,6% l’année d’après. Si les transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE) ont chuté à 1,7%, les recettes de voyage sont quant-à elles restées quasi-stables.

La BAM note également que les dons du Conseil de coopération du Golfe (CCG) en faveur du Maroc devraient baisser de plus de 50% en 2019 (environ 184 millions d’euros en 2019 contre 442 millions d’euros en 2018), et on pourrait assister à une sorte de stabilité du déficit budgétaire maintenu à 3,7% du PIB et devrait se situer, à moyen terme, à 3,8% en 2019 et à 3,6% en 2020.

 

Une relative amélioration en matière de création d’emplois

Entre le troisième trimestre de 2018 et celui de 2017, 122 milles nouveaux postes ont été créés, principalement dans les  services. Pendant la même période, le taux des demandeurs d’emplois est passé de 45,5% à 45%. « Dans ces conditions, le taux de chômage a diminué de 10,6% à 10% globalement et de 14,9% à 14,3% dans les villes ». Il est même passé de 45,2% à 44,7% pour les jeunes citadins qui ont entre 15 et 24 ans.

Par ailleurs, la banque centrale a aussi mis l’accent sur la bonne performance des exportations « qui s’est maintenue sur les onze premiers mois de l’année, avec une hausse de 9,7% en glissement annuel, tandis que les importations se sont accrues de 8,8% ». Une situation favorisée par la dynamique du secteur automobile et des phosphates et dérivés.

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