En Tunisie, une nouvelle grève à l’horizon
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Rédaction Ecomnews Med
jeudi 24 janvier 2019 Dernière mise à jour le Jeudi 24 Janvier 2019 à 10:36

La Commission administrative de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a appelé à une grève générale, les 20 et 21 février prochain, dans la Fonction et le secteur publics. C’est ce qu’a annoncé, le 19 janvier, le secrétaire général de la centrale syndicale, Noureddine Taboubi, à l’issue des travaux de la Commission administrative qui ont eu lieu à Hammamet.

Cette décision intervient, selon Taboubi, comme conséquence à l’échec des négociations avec le gouvernement autour des augmentations salariales et de l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs dans la fonction publique, qui s’est fortement détérioré en raison de l’inflation qui a atteint 7,5% en 2018.

L’appel à la grève générale est dû également à la non-application de certains articles du procès d’accord relatif au secteur public.

Les augmentations de salaires réclamées par le syndicat sont supérieures aux 130 à 180 dinars (40 à 55 euros) étalés sur deux ans proposés par le gouvernement de Youssef Chahed.  Ce dernier estime que les finances publiques ne sont pas en mesure de répondre aux  demandes de l’UGTT.

Une grève générale pour rétablir la paix sociale

La grève générale n’est pas un objectif en soi, souligne le SG de la centrale syndicale, mais un moyen de pousser vers des solutions à même d’assainir le climat social et de rétablir la stabilité au sein de la société tunisienne.

Il s’agit là des conditions sine qua non à l’organisation d’élections libres, indépendantes et démocratiques dans les délais impartis et au parachèvement de la mise en place des instances constitutionnelles, dans l’objectif de réussir la transition démocratique, explique Taboubi.

Cette nouvelle grève, prévue rappelons-le, le 20 et 21 février prochain, fait suite à une grève générale inédite à laquelle ont pris part les fonctionnaires de tous les services publics.

A travers toute la Tunisie, les écoles publiques ont fermé leurs portes, les transports en commun se sont arrêtés et plusieurs vols de la compagnie aérienne nationale Tunis Air ont été perturbés ou annulés. Notons enfin que les fonctionnaires et les salariés des entreprises publiques constituent près d’un quart de la population active tunisienne.

 

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