Maroc : Le nouveau mode de facturation rejeté par les commerçants
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 1 février 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 1 Février 2019 à 09:20

Les dispositions fiscales et douanières décidées par le gouvernement ne sont pas du goût des commerçants qui prévoient d’entamer une grève nationale le 17 janvier.

Grève des commerçants : le gouvernement tente de désamorcer la grogne

Les nouvelles dispositions fiscales et douanières (facturation électronique, contrôles douaniers en dehors des zones frontalières, etc.) décidées par le gouvernement marocain ne sont pas du goût des commerçants.

Ces derniers, déçus de leurs discussions avec les responsables marocains, ont décidé d’entamer une grève nationale ce jeudi 17 janvier. Les détails.

Les commerçants hostiles au nouveau mode de facturation

Le nouveau mode de facturation voulu par le gouvernement est à l’origine de la grogne des commerçants. Et pour cause, « un douanier, un gendarme ou un policier de circulation a le droit de saisir la marchandise si celle-ci ne fait pas l’objet d’une facturation électronique ».

Or les commerçants n’ont pas été formés pour utiliser cette formule digitale, sachant qu’ils sont nombreux à être illettrés. « Avant de passer aux nouvelles technologies, il faut une mise à niveau », martèle Bachir Ahechmoud, président du Conseil national du SNCP.

Ahmed Afilal, président de l’union générale des entreprises et des professions, a annoncé qu’une réunion est prévue avec la Direction Générale des Impôts (DGI) et l’Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII) pour mettre en évidence les difficultés liées à l’application par les commerçants de ces nouvelles mesures.

Une deuxième réunion est prévue, au courant de la semaine, avec Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique. Réunion à laquelle pourrait prendre part Saâdeddine El Othmani, le chef du gouvernement marocain.

Par ailleurs, Afilal a rejeté les déclarations du gouvernement selon lesquelles ce dernier aurait suspendu provisoirement la saisie des marchandises. « Jusqu’à aujourd’hui, nos marchandises et camions sont toujours saisis », a-t-il affirmé.

D’autant qu’une suspension provisoire est loin de rassurer les commerçants qui demandent tout bonnement l’annulation de ces nouvelles mesures contenues dans l’article 145 de la loi de finances.

Une crise qui menace la paix sociale au Maroc

Récemment, la DGI avait précisé que ces mesures « ne sont pas encore entrées en vigueur et ne seront appliquées qu’après la publication du décret réglementaire ».

Et d’affirmer que « la facturation concerne uniquement les professionnels soumis au contrôle financier et ne s’applique nullement aux commerçants et prestataires de services soumis au système forfaitaire ». Mais ces explications ne semblent pas non plus rassurer les commerçants.

Par effet domino, le sit-in de protestation observé le 3 janvier à Casablanca, par les commerçants des quartiers de Derb Omar et d’El Korea notamment, a trouvé écho dans d’autres villes du Maroc.

C’est ainsi qu’en plus de la grève nationale prévue le 17 janvier, une série de grèves a été annoncée dans des régions du Maroc : à Agadir et Inezgane-Aït Melloul, les 15 et 16 janvier, Rabat-Salé-Kénitra et Skhirat-Témara, le 17 janvier. Affaire à suivre.

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