Le Liban se dote enfin d’un nouveau gouvernement
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Rédaction Ecomnews Med
mardi 5 février 2019 Dernière mise à jour le Mardi 5 Février 2019 à 09:47

Après 9 mois de tractations et de consultations difficiles, sous la menace d’une crise économique sans précédent, le Liban s’est enfin doté, dans la soirée du jeudi 31 janvier, d’un nouveau gouvernement. L’annonce a été accueillie à Beyrouth sous les feux d’artifice, les libanais ont assisté à la formation de leur nouveau gouvernement avec soulagement après une période pour le moins délicate et houleuse. Le Premier ministre Saad Hariria a déclaré qu’il faut maintenant « tourner cette page et commencer à travailler. »

Saad Hariri, reconduit à la tête du gouvernement libanais le 31 janvier, a annoncé la création du nouveau gouvernement libanais depuis le palais présidentiel de Baabda.

Le leader sunnite, dont le parti le Courant du Futur a obtenu cinq ministères, a d’ailleurs précisé que ces 9 mois d’attente étaient « une période politique difficile, surtout après les élections, et nous devons tourner la page et nous mettre au travail ».

Il en a profité pour appeler les membres du nouveau gouvernement à coopérer afin de faire face aux nombreux défis auxquels le pays est confronté, avec particulièrement une économie en situation de crise à cause, entre autres, de la guerre en Syrie. « Nous sommes au-devant de défis économiques, financiers, sociaux et administratifs, sans compter les défis posés par la situation régionale et les menaces à la frontière avec Israël, qui font de la coopération entre les membres du gouvernement un préalable obligatoire », a expliqué Hariri.

Un « Big government » de 30 ministres

 

Le nouveau gouvernement, présenté par Fouad Fleifel, secrétaire général du Conseil des ministres, se compose de 30 membres. Alors que quelques ministres sont reconduits à leur poste, à l’instar de Gebran Bassil, ministre des affaires étrangères, le nouveau gouvernement compte seize membres ayant brigué le poste de ministre pour la première fois dans leur carrière politique.

Quatre femmes font également partie du nouveau gouvenement, à commencer par Raya Haffar el-Hassan, ancienne ministre des finances en 2009, qui devient ministre de l’Intérieur.

A noter qu’il s’agit là d’un fait notoire à l’échelle du monde arabe : pour la première fois, ce  poste stratégique est attribué à une femme. May Chidiac, journaliste opposée au régime syrien, prend quant à elle la tête du ministère d’État au développement administratif, Nada Boustani celui du ministère de l’énergie, et enfin, Violette Khairallah Safadi, celui du ministère d’État pour l’insertion socio-économique des jeunes et de la femme.

Le Président français Emmanuel Macron est intervenu pour commenter la formation de ce nouveau gouvernement, précisant que « la France s’est tenue, ces derniers mois, aux côtés du peuple libanais et de ses responsables pour réunir les conditions de cette désignation (…) ». Quelques semaines auparavant, le gouvernement français a pointé du doigt le retard pris dans les réformes par le Liban, alors que ce dernier s’était engagé auprès de ses créanciers à mettre rapidement en place des réformes. 

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