Tunisie : Les voitures populaires ne seront plus taxées
#Actualite #AnalyseEconomique #AvisDExperts #BuzzNews #Economie #Entreprises #VieDesEntreprises #TUNISIE
Rédaction Ecomnews Med
mardi 12 février 2019 Dernière mise à jour le Mardi 12 Février 2019 à 09:20

Parmi les mesures prises par le gouvernement tunisien pour dynamiser l’économie du pays, figure l’annulation de la taxe d’importation pour les voitures économiques.

Tunisie : annulation de la taxe d’importation pour les voitures « populaires »

Minée par une succession de revers, l’économie tunisienne a bouclé l’exercice 2018 avec un taux d’inflation avoisinant les 7,5%. Pour lâcher du lest et contenir la gronde sociale, le gouvernement a annoncé l’annulation de la taxe d’importation pour les voitures « populaires » importées.

Le point avec Ecomnews Med.

Une décision qui n’aura pas grand impact sur le quotidien des Tunisiens

Mais qu’est-ce qu’une voiture « populaire » en Tunisie ? Il s’agit tout simplement des véhicules de tourisme dont la capacité du moteur ne dépasse pas 1,2 litre. La loi de finances de 2019 prévoit donc un régime fiscal préférentiel pour ces voitures qui dominent largement le parc automobile tunisien.

Rappelons que le revenu annuel moyen au pays de Bourguiba ne dépasse pas les 1 500 €. A première vue, l’annulation de la taxe qui s’accompagne d’une baisse de 13% sur le prix d’achat a tout pour séduire la classe moyenne.

Pourtant, pour Mehdi Mehjoub, porte-parole de la chambre syndicale des concessionnaires automobiles, il n’y a pas de quoi jubiler : 

« Sans cette mesure, la voiture populaire varierait entre 27 000 et 34 000 dinars, donc on est très contents de l’avoir, mais si le dinar continue à glisser, les prix ne feront qu’augmenter, comme cela a été le cas les cinq dernières années ».

En effet, le geste du gouvernement est plutôt perçu comme une compensation du contretemps monétaire. Car en dépit de la suppression de la taxe, les prix des voitures dites « populaires » ne descendront pas sous la barre des 20 000 dinars (environ 6 000 €), un coût encore trop élevé pour les ménages.

D’ailleurs, le marché des voitures d’occasion, traditionnellement très prisé par les Tunisiens, est en stagnation depuis des années.

Le marché automobile a fini l’année 2018 avec sur un repli de 19,3%

Selon l’intermédiaire en bourse Mena Capital Partner (MCP), le marché automobile tunisien des véhicules neufs a régressé de 19,3 points en 2018. La vente des voitures particulières a également baissé de 23% sur la même période, avec seulement 35 325 immatriculations.

Le marché des véhicules utilitaires n’est pas en reste, puisqu’il a affiché un repli de 9,8% par rapport à l’année précédente. Dans un marché morose, c’est Citroën qui tire son épingle du jeu pour la 4e année consécutive, avec une part de marché globale estimée à 8,67%.

Le groupe Ennakl Automobile domine de son côté le classement des importateurs de véhicules neufs.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *