Optimisme sur les perspectives de croissance libanaise
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Camille Dubruelh
jeudi 14 février 2019 Dernière mise à jour le Jeudi 14 Février 2019 à 09:12

Les perspectives pour la croissance économique libanaise sont optimistes. Jusqu’à 2,5% selon le dernier rapport de Fransabank. Principal facteur de la reprise : le déblocage politique.

De 2 à 2,5% de croissance en 2019

C’est la perspective optimiste estimée par Fransabank pour le PIB libanais. Ce chiffre est issu du dernier rapport trimestriel de la banque libanaise publié le 8 février.

Pour l’année 2018, le pays n’avait enregistré que 1 % de croissance selon l’institution, une estimation alignée sur la majeure partie des organisations qui observent le pays, relaie le quotidien libanais L’Orient Le Jour.

L’accroissement du déficit de la balance des paiements (4,1 milliards de dollars à fin novembre 2018, contre 1 milliards de dollars un an plus tôt) et du déficit public (+124 % à fin septembre) avaient contribué aux mauvais résultats économiques selon le rapport.

Déblocage politique

Principal facteur de la reprise : la formation d’un nouveau gouvernement à l’issue de neuf mois de blocage. Les perspectives optimistes induisent en effet le lancement de réformes budgétaires prévues par le gouvernement Hariri III.

Moody’s, l’une des principales agences de notation financière américaines avait de son côté parlé de ces réformes comme étant nécessaires pour débloquer l’enveloppe de plus de 11 milliards de dollars d’aides promises par les soutiens du pays lors de la conférence de Paris (dite CEDRE)”, en avril dernier.

La corruption “principale source de déséquilibres financiers”

Le nouvel exécutif devra donc tout faire pour maîtriser la dette publique et lutter contre la corruption, principaux freins au développement économique du pays.

Selon le rapport de Fransabank, la corruption reste en effet la “principale source de déséquilibres financiers au Liban”. Fin janvier, l’ONG Transparency International avait de son côté maintenu le Liban à la 138e place sur 180 pays du monde de son classement annuel de l’indice de perception de la corruption, avec un score de 28 sur 100.

Moodys considère en outre que la situation du pays restera “fragile” tant que le “manque de confiance des investisseurs continuera de peser sur la croissance des dépôts”.

 

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