L’Egypte à la tête de l’Union africaine
#Actualite #AnalyseEconomique #AvisDExperts #BuzzNews #Collectivites #Decideurs #Economie #Emploi #EnDirectDe #Entreprises #Institutions #Politique #EGYPTE
Rédaction Ecomnews Med
vendredi 15 février 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 15 Février 2019 à 10:24

Lors du 32e Sommet de l’Union africaine (UA), qui a clos ses travaux le 11 février à Addis-Abeba, en Ethiopie, le président rwandais Paul Kagame a passé le flambeau de la présidence de cette organisation au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Ce dernier mettra l’accent, au cours de son mandat, sur les questions de sécurité, de maintien de la paix, et de reconstruction post-conflit. Le Caire compte notamment restaurer son influence politique et économique sur le continent.

Siégeant désormais à la présidence de l’UA, l’Egypte estime que la crise libyenne est d’une priorité absolue. C’est pourquoi elle n’a pas tardé à engager l’organisation continentale qu’elle dirige sur ce dossier, en appelant, le 11 février dernier, à la tenue d’une conférence en juillet prochain, afin de réunir les acteurs politiques libyens en vue de tenir des élections présidentielles et législatives en octobre 2019.

Elle a également chargé Moussa Faki, le président de la Commission de l’Union africaine, de mener des efforts « dans le but de convoquer à Addis-Abeba, en (juillet) 2019, une conférence internationale sur la réconciliation en Libye, sous les auspices de l’UA et de l’ONU ». À ce titre, Faki a précisé lors d’une conférence de presse que : « L’Afrique a décidé d’appuyer la Libye dans ses efforts pour sortir de la guerre et du terrorisme », insistant sur l’importance de trouver « des solutions africaines à des problèmes africains ».

Crise des migrants : thème principal en 2019

Abdel Fattah al-Sissi, le nouveau président de l’UA, a annoncé que le thème principal de l’organisation pour 2019 sera celui de la crise des « migrants, déplacés et réfugiés ». L’assemblée de cette organisation a, à cet égard, entériné la création à Khartoum d’un centre opérationnel continental visant à combattre les « migrations irrégulières », avec un accent mis sur le trafic d’êtres humains. En ce début de mandat, le Caire doit faire face à plusieurs chantiers ouverts, à commencer par celui de l’instauration d’une taxe de 0,2 % sur les importations permettant d’assurer l’indépendance financière de l’UA – dont plus de 54 % du budget 2019 proviendra de donateurs étrangers.

De la même manière, un Fonds pour la paix lancé en novembre, destiné à financer des solutions aux crises sur le continent pour éviter qu’elles ne dégénèrent en conflits ouverts, est désormais doté de 89 millions de dollars fournis par 49 pays. Néanmoins, cette somme reste bien loin de l’objectif final de 400 millions de dollars.

Notons enfin qu’Amnesty International a exprimé ses craintes quant à l’impact de la présidence égyptienne sur les mécanismes d’évaluation des droits humains en Afrique, en rappelant que ce pays avait mené ces dernières années des attaques politiques féroces contre la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, notamment après la suspension du Caire de l’Union en 2013, en réponse à la destitution, par l’armée égyptienne, de Mohamed Morsi, premier président démocratiquement élu en 2012.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *