Tunisie : Comment évaluer la compétitivité du secteur agricole ?
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Denys Bédarride
vendredi 15 février 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 15 Février 2019 à 10:30

L’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) a réalisé une étude d’évaluation de la compétitivité du secteur agricole tunisien, qui montre que le pays peut tirer profit de l’adhésion de l’Accord de libre-échange complet et approfondi, même si cela comporte des risques.

 

Si le 3ème cycle des négociations commerciales entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) relatives à l’ALECA, le 10 au 14 décembre 2018 s’est révélé dans l’ensemble constructif, des désaccords subsistent dans plusieurs domaines dont celui de l’agriculture. La société civile tunisienne et les organisations syndicales du pays réclament la publication d’études d’impact de cet accord sur le secteur agricole. 

In fine, une étude vient d’être publiée par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), un think tank sous la tutelle de la Présidence de la République. Cette étude traite des « conséquences de l’adhésion à l’ALECA sous l’angle des aspects positifs ». L’étude indique qu’il existe des raisons de redouter l’ALECA, surtout du fait de l’écart entre la capacité de production agricole de l’UE, beaucoup plus importante, et celle de la Tunisie. 

Un écart qui fait peser « un risque réel pour que certains produits nationaux ne soient pas compétitifs par rapport à ceux de l’UE et que la Tunisie devienne beaucoup plus un marché pour les produits européens, que producteur exportateur ». 

Toutefois, selon l’ITES, « la Tunisie possède des atouts climatiques qui peuvent la rendre plus compétitive » car ils permettraient notamment « la diversification des cultures et la prolongation de leur saison de production ». L’institut conclut que si le gouvernement entreprend les réformes nécessaires pour tirer le meilleur profit de l’adhésion de la Tunisie, « l’ALECA ne doit pas effrayer mais plutôt être considéré comme une chance ».

 

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