La Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface) a maintenu la notation de la Tunisie à « C », soit un risque élevé.
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Denys Bédarride
vendredi 22 février 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 22 Février 2019 à 08:54

Dans sa nouvelle carte des évaluations pays pour janvier 2019, la Coface a décidé de maintenir la note du risque pays de la Tunisie à C, soit un risque « élevé ». Pour rappel, alors qu’elle était évaluée jusqu’alors à un niveau de risque « assez élevé » (soit une notation de B), la Coface avait dégradé d’un niveau la note de la Tunisie en avril 2018.

La Coface juge dans son rapport sur la Tunisie que la croissance du PIB devrait continuer de s’accélérer en 2019 à +2,9%, après +2,6% en 2018, en partie grâce au « dynamisme de l’investissement public et privé », stimulée par la réforme du code des investissement de 2017 et par les nouvelles mesures en faveur des entreprises instaurées par la Loi de finances 2019, principalement la baisse du taux d’imposition pour les sociétés de 25% à 13,5% dans certains secteurs. 

Ces meilleures perspectives économiques, accompagnées d’un élargissement de la base fiscale prévu dans la LF 2019, devraient engendrer un léger accroissement des recettes budgétaires, qui devrait permettre une baisse du déficit public (-4,5% du PIB en 2019 contre -5,1% en 2018). 

In fine, cela contiendrait la dette publique (de 72% du PIB en 2018 à 71,8% du PIB en 2019), dans une année électorale ou « les dépenses devraient être plus importantes que prévu ». Ce dernier point est central pour l’évaluation du risque pays selon la Coface, qui juge que la « situation politique est instable » et qu’elle nourrit « un climat d’incertitudes ». 

De plus, la consommation des ménages devrait rester atone en raison notamment d’une inflation restant élevée de +7,8% en 2018 à +7,5% en moyenne annuelle en 2019 entretenue par les « pressions à la baisse » que devrait subir le dinar en 2019. 

Ces pressions auront aussi des conséquences négatives sur le poids de la dette externe, déjà très importante le taux d’endettement extérieur approche 90% du PIB en 2018. D’une manière générale, la situation des comptes extérieurs demeure préoccupante, avec un déficit courant en baisse mais qui resterait conséquent , -8,6% en 2019 contre -9,6% en 2018. Cela continuera de faire pression sur les réserves de change, dont le niveau demeure faible en dessous de 90 joursd’importations en 2018.

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