“Il fait bon faire du business en Tunisie”. Le témoignage de trois chefs d’entreprise
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Camille Dubruelh
mardi 5 mars 2019 Dernière mise à jour le Mardi 5 Mars 2019 à 08:02

Lors du Forum économique Franco-tunisien organisé à Paris par Business France le 15 février, de nombreux chefs d’entreprises étaient présents. Entre deux tables rondes, trois d’entre eux ont répondu aux questions d’Ecomnews Med. L’occasion d’en dire un peu plus sur leurs entreprises, et d’évoquer le climat des affaires en Tunisie.

Coût de la main d’oeuvre attractif, personnel qualifié, matières premières à prix compétitif… Pour ces trois chefs d’entreprises, les atouts ne manquent pas pour faire du “bon buisiness” en Tunisie.

Qu’ils soient patrons de multinationale ou de startup, ils sont tous convaincus que le pays regorge d’opportunités et sont optimistes sur son avenir. Franco-tunisien, Adel Beldi vient par exemple de lancer Pomegain, une petite entreprise de jus de grenade, et veut commercialiser son produit en Europe.

Heureux d’investir dans son pays d’origine, il note que “le climat des affaires s’est amélioré, notamment en termes de procédures administratives. On peut créer une entreprise sans difficultés en deux-trois semaines”.

Fuite des cerveaux

“Avant 2011 et après 2011, ce sont deux mondes à part”, note de son côté Elyes Dargouth, directeur général de Gras Savoye Tunisie. Tout sourire, le chef d’entreprise assure que les “avantages” pour les Tunisiens valent bien les sacrifices, les “difficultés administratives” qui ont cours dans le pays depuis la révolution.

Pour autant “la Tunisie est un petit pays, tout le monde se connaît. On est très optimiste”, explique-t-il.

Quant à Yazid Abela, son entreprise Imagine Partners opère sur trois territoires, la France, l’Algérie et la Tunisie. Aucune difficulté pour mener son activité sur le troisième et les avantages sont nombreux selon lui. “Il fait bon faire du business en Tunisie”, se réjouit le chef d’entreprise.

Un problème de taille quand même : la fuite des cerveaux. Selon Yazid Abela de plus en plus d’étudiants qualifiés dans le domaine des nouvelles technologies choisissent l’étranger. “Il faut rendre le pays attractif pour faire revenir les Tunisiens” assure-t-il.

 

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