Liban : Première réunion de la CEDRE pour lancer le plan d’aide économique
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Sami Bouzid
mercredi 6 mars 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 6 Mars 2019 à 08:53

Saad Hariri, le Premier ministre libanais, a présidé, au Grand Sérail, la première réunion pour l’application du programme d’aide économique au Liban, décidé lors de la CEDRE (Conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises). Ali Hassan Khalil, ministre des Finances, s’est engagé à présenter, dans les plus brefs délais, le budget 2019, pour qu’il soit adopté, une condition pour avoir accès à cette aide économique.

Bruno Foucher, ambassadeur de France au Liban, a expliqué que les 11 milliards de dollars promis lors de la CEDRE, tenue à Paris en avril 2018, sont constitués de prêts à hauteur de 10,2 milliards, et de 860 millions de dons. Lors de cet événement, 37 Etats et 14 organisations internationales et régionales (FMI, Banque mondiale, UE..) étaient réunis.

Au rang des gros donateurs, figurent la Banque Mondiale qui s’est engagée à accorder un prêt de quatre milliards de dollars étalé sur les cinq prochaines années, et l’Arabie Saoudite, qui versera la somme d’un milliard de dollars sous forme de renouvellement de la ligne de crédit accordée au Liban, malgré les tensions diplomatiques qui ont entaché les relations Libano-Saoudiennes ces dernières années.

« Il s’agit du renouvellement d’une ligne de crédit qui était là dans le passé mais n’avait pas été utilisée », a expliqué Nadim Mounla, conseiller de Saad Hariri.

Cette aide est destinée à financer le plan d’investissements des autorités libanaises dont les principaux axes concernent la modernisation des infrastructures du pays, notamment l’alimentation en eau potable, la production d’électricité et le traitement des déchets.

 

Le Liban traverse une crise économique sévère

Depuis le début du conflit Syrien en 2011, la situation économique du Liban s’est considérablement dégradée. Finie la croissance de 7 à 10% à laquelle s’était habitué le pays, aujourd’hui tous les indicateurs sont au rouge.

Le plus alarmant est celui-ci : la dette publique a atteint 150% du PIB national ! De plus, le tourisme est en crise depuis que les touristes des pays du Golfe ont déserté le pays du Cèdre. Et pour ne rien arranger, les investissements ont baissé et le chômage augmente ostensiblement.

Un rapport du Centre Consultatif d’Etudes et de Documentation à Beyrouth a indiqué que 36% des ménages vivaient sous le seuil de pauvreté en 2015 et que seulement 13% de la population était satisfaite de son niveau de vie.

Face à cette situation préoccupante, ce plan d’aide arrive comme une bouée de sauvetage pour relancer l’économie du Levant, mise à mal par les tensions régionales.

 

 

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