Liban : Qui sont les 4 femmes ministres du nouveau gouvernement de Saad Hariri ?
#Actualite #BuzzNews #Collectivites #Decideurs #Economie #EnDirectDe #Institutions #Politique #LIBAN
Rédaction Ecomnews Med
lundi 11 mars 2019 Dernière mise à jour le Lundi 11 Mars 2019 à 08:21

Formé à la fin de mois de janvier après plusieurs mois d’attente, le gouvernement de Saad Hariri compte quatre femmes. Dans un pays politiquement dominé par les hommes , et où on compte à peine 6 femmes parmi les 128 députés, les nouvelles ministres ont pris leurs fonctions.

On l’attendait depuis longtemps, il est enfin là. Le gouvernement d’union nationale du Liban a vu le jour fin janvier 2019, après plusieurs mois de tractations politiques pour venir à bout d’un blocage institutionnel devenu malheureusement habituel. Une trentaine de ministres le composent dont quatre femmes, une première dans le pays, même si on est encore loin des 30% de participation féminine à la vie politique revendiqués par les mouvements féministes. Décryptage avec Ecomnews Med.

13,33 % du gouvernement constitué de femmes : un record pour le Liban

Devenue effective le jeudi 31 janvier 2019, la formation de ce gouvernement était attendue depuis les élections législatives de mai 2018, soit un peu plus de huit mois de blocage et de discussions interminables pour tenter de trouver un équilibre entre les intérêts nationaux et régionaux. S’il a pris du temps à se dessiner, le nouveau gouvernement a tout de même le mérite de battre quelques records au Liban, voire dans la région. 

En effet, sur les trente ministres qui le composent, quatre sont des femmes, soit 13,33% des postes ministériels. La plus grande représentation féminine au sein d’un même gouvernement était jusque-là de deux postes seulement, en 2004 et en 2009. L’avancée est donc notable par rapports aux précédents cabinets.

Mieux encore : deux ministères sensibles ont été confiés à des femmes, à savoir les ministères de l’Intérieur (une première au Liban et dans le monde arabe) et de l’Énergie et de l’Eau, avec d’importants enjeux sécuritaires, économiques et sociaux.

Portraits de quatre femmes expérimentées en politique

Désignée ministre d’État pour le Développement administratif, May Chidiac est une journaliste née en 1963 et de tendance maronite proche des Forces libanaises. Elle a obtenu un doctorat en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris II Panthéon-Assas. Elle était d’abord pressentie pour gérer le portefeuille de la Culture. May Chidiac a perdu son bras et sa jambe gauche dans un attentat le 25 septembre 2005, à la suite de quoi elle est devenue une farouche militante pour la liberté d’expression.

Raya Haffar el-Hassan a hérité du portefeuille de l’Intérieur. Née en 1967, elle est haririenne et titulaire d’un diplôme en finances et investissements de la George Washington University. Ancienne ministre des Finances entre novembre 2009 et janvier 2011, elle n’est donc pas à son premier essai dans un gouvernement libanais.

Née en 1981, Violette Khairallah Safadi est l’épouse de l’ancien ministre Mohammad Safadi. Elle a déjà été en charge du ministère d’État aux affaires du renforcement des capacités des femmes et des jeunes, et conseillère en information au ministère des Finances et de l’Économie. Titulaire d’un diplôme en leadership, négociations et processus décisionnel de Harvard, cette ancienne journaliste représente la communauté grecque-orthodoxe au sein du nouveau cabinet.

Née en 1983, Nada Boustani est la plus jeune de ce quatuor. Malgré son jeune âge, elle ne devrait pas être dépaysée par les enjeux de sa nouvelle fonction. En effet, Nada est maronite et membre du Courant patriotique libre qui occupait, avant sa nomination en tant que ministre de l’Énergie et l’Eau, le poste de conseillère en organisation et stratégie de César Abi Khalil, qu’elle a donc remplacé. Diplômée en administration et gestion d’entreprises de l’ESCP Europe, elle assurait également la coordination du comité de conseil pour l’énergie et l’eau.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *