Algérie : La
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Rédaction Ecomnews Med
jeudi 21 mars 2019 Dernière mise à jour le Jeudi 21 Mars 2019 à 08:04

Alors qu’elle était prévue pour le 18 avril 2019, l’élection présidentielle algérienne a finalement été reportée sine die le 11 mars dernier par le président, Abdelaziz Bouteflika, fortement contesté par la rue. Dans la foulée, le chef de l’Etat a annoncé qu’une conférence nationale assurera la transition. Que faut-il savoir sur cette commission ? Eclairage avec Ecomnews Med !

Face à la vague des manifestations sans précédent que connait le pays, Abdelaziz Bouteflika ne s’est pas seulement retiré de la course à sa succession pour un cinquième mandat. Il a aussi annoncé le report sine die de l’élection présidentielle qui était initialement prévue pour le 18 avril 2019.

Pour tendre vers la « nouvelle République » scandée par les manifestants, il a promis une transition qui sera assurée par une conférence nationale, pilée par une « personnalité indépendante, consensuelle et expérimentée ».

Cette dernière s’attèlera à l’organisation de la prochaine élection présidentielle, tout en veillant à la « réunification des personnes représentatives de la société algérienne et de ses sensibilités ».

Une idée qui n’emballe pas la classe politique

Toutefois, cette idée ne convainc pas du tout la classe politique, exception faite du cercle proche du président sortant. Ainsi, pour le parti Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), il s’agit tout simplement d’« une manœuvre du clan vouée à l’échec ».

De son côté, la Ligue des droits de l’Homme évoque une transition qui sera « pilotée, gérée et conduite par le système autoritaire décrié et rejeté par le peuple ». Enfin, le parti islamiste le Mouvement de la société pour la paix (MSP) s’est montré pessimiste quant à la pertinence de cette initiative.

Qui pour diriger la conférence nationale ?

Pour l’instant, les autorités ne se sont pas prononcées sur la personnalité qui dirigera la conférence nationale. Des rumeurs insistantes laissaient penser qu’il s’agirait de Lahkdar Brahimi, ex-secrétaire général adjoint de la Ligue arabe et de l’Organisation des Nations unies. Le diplomate chevronné avait en effet été aperçu aux côtés du président Bouteflika le lundi 11 mars, à son retour de Genève.

Mais dès le 13 mars, l’ex-ministre des Affaires étrangères a immédiatement démenti avoir été nommé à ce poste. « Je n’ai pas été désigné en qualité de président de la conférence. J’espère que la personne qui sera désignée sera beaucoup plus compétente et expérimentée que moi ».

Lahkdar Brahimi compte de nombreux faits d’arme à son actif. Il a activement contribué à la fin de la guerre au Liban et a réussi à organiser en février 1998, à Bagdad, la mission « de la dernière chance » de Kofi Annan, pour négocier avec le régime en place un accord sur les inspections des sites nucléaires, alors que l’Irak était sous l’effet de l’embargo

Mais du fait de son âge avancé, 85 ans, et de sa proximité avec le pouvoir, l’homme ne convaincra sans doute pas les Algériens, à qui Bouteflika a promis un renouvellement. 

 

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