Le Liban garde le goût de l’entrepreneuriat
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Rédaction Ecomnews Med
jeudi 21 mars 2019 Dernière mise à jour le Jeudi 21 Mars 2019 à 08:53

Selon le rapport 2019 du Global Entrepreneurship Monitor (GEM), le Liban se classe 4e sur 48 pays en terme d’esprit entrepreneurial et leader régional.  

Les Libanais aiment entreprendre. C’est ce qui ressort du rapport du Global Entrepreneurship Monitor (GEM) 2018-2019. En effet, selon ce document, 24% des Libanais ont une entreprise en phase de démarrage (Total Early-stage Entrepreneurial Activity). Un taux qui place le pays 4e mondial et 1e de la région MENA (Iran, Turquie, Égypte, EAU, Qatar, Maroc et Arabie saoudite).

Le Cèdre reste entrepreneur

Parmi ces entrepreneurs en phase de démarrage, 59% ont une activité orientée vers l’export et 42% développent des services ou produits innovants. En parallèle, 21% des Libanais déclarent avoir une entreprise pérenne et 29% souhaitent en créer une.

Le rapport précise que 68% des Libanais pensent avoir les compétences nécessaires pour devenir entrepreneur tandis que 42% d’entre eux ont de réelles opportunités d’activité.

En matière de motivation à entreprendre, les Libanaises et les Libanais sont quasiment à égalité, avec 64% des femmes qui souhaitent entreprendre contre 63% des hommes. Mais seulement 17% des femmes ont une entreprise en phase de démarrage.   

L’entrepreneuriat pour pallier le chômage

L’attraction de l’entrepreneuriat se perçoit particulièrement chez les jeunes libanais. Selon le GEM, près de 30% d’entre eux (25-34 ans) ont une entreprise en phase de démarrage.

Un chiffre à mettre en perspective avec le taux de chômage des jeunes, aux alentours de 35% selon les sources officielles. Particulièrement touchés par l’inactivité, beaucoup de jeunes Libanais sont donc poussés vers l’entrepreneuriat par nécessité.

Pour preuve, le GEM indique que 58% des entrepreneurs Libanais « ont déclaré s’attendre à n’employer personne d’autre qu’eux-mêmes pour les cinq années à venir ». Un recours au travail indépendant qui reflète la difficile employabilité sur le marché du travail. 

Une « absence de soutien gouvernemental »

Selon les rédacteurs du rapport, « l’absence de soutien gouvernemental aux politiques entrepreneuriales » empêche la concrétisation des aspirations entrepreneuriales libanaises.

Longtemps inactif, le nouveau gouvernement a maintenant un important retard à combler pour fournir un cadre légal adapté aux entrepreneurs. D’autant que les secteurs visés par les créations d’entreprise sont essentiellement le commerce en gros et de détail (58%) ainsi que les services clients (21%) : deux domaines « extrêmement compétitifs » avec « une faible croissance » indique le rapport.

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