Le  Liban réactive sa procédure d’adhésion à l’EITI
#Actualite #AnalyseEconomique #Decideurs #Economie #Emploi #Entreprises #Politique #LIBAN
Rédaction Ecomnews Med
mercredi 27 mars 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 27 Mars 2019 à 08:09

La nouvelle ministre de l’Energie libanaise, Nada Boustani, a réactivé la procédure d’adhésion à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (EITI). Quelles sont les autres étapes à franchir ? Décryptage avec EcomnewsMed.

Après la mise en place du nouveau gouvernement libanais, fin janvier, place maintenant aux choses sérieuses. La nouvelle ministre de l’Energie, Nada Boustani, n’a pas attendu longtemps après sa nomination pour procéder à la réactivation de la procédure d’adhésion à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (EITI).

Le pays du Cèdre avait formulé publiquement, en janvier 2017, son intention de faire partie de cette institution internationale dédiée à une gestion transparente des revenues des ressources pétrolières, gazières et minières. Deux ans plus tard, et dès l’arrivée de la nouvelle ministre Nada Boustani, le processus d’adhésion est relancé.

Elections d’un groupe multipartite

Toutefois, le pays doit respecter certaines conditions pour pouvoir déposer officiellement sa candidature auprès de l’institution. Il s’agit dans un premier temps d’organiser des élections pour bénéficier d’une représentativité au sein du groupe multipartite où siégeront des organisations de la société civile, des représentants de l’Etat et des compagnies pétrolières.

La ministre de l’Energie a lancé un appel dans ce sens aux acteurs de la société civile libanaise, pour l’organisation de cette élection dans les plus brefs délais. Par la suite, ce groupe multipartite, qui sera supervisé par Nada Boustani, devra mettre en place un plan de travail dûment chiffré et qui reflète l’évolution de la mise en place de la norme EITI, avant d’être soumis au secrétariat général de cette organisation internationale.

Vers plus de transparence dans le secteur des hydrocarbures

Basé à Oslo en Norvège, l’EITI a été créée en 2003 et compte actuellement 27 pays membres et 16 pays en instance de candidature. L’EITI a pour principale mission de superviser et garantir, en faveur de tous les pays membres, la bonne application de la « norme EITI ». Celle-ci étant constituée d’un ensemble d’exigences qui permettent une gestion transparente des recettes issues de l’exploitation des ressources pétrolières.

Rappelons enfin que le pays du Cèdre a ratifié une loi en septembre 2018 qui renforce la transparence dans le secteur des hydrocarbures offshore, notamment en ce qui concerne les bénéficiaires réels et l’ensemble des sociétés opérant dans le secteur au Liban.

 

 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *