Mike Pompeo au Liban : une cuisante défaite politique
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Rédaction Ecomnews Med
jeudi 28 mars 2019 Dernière mise à jour le Jeudi 28 Mars 2019 à 08:27

Ancien directeur de la CIA, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo vient de clôturer sa visite officielle au Liban qui a débuté le 22 mars dernier. Durant son séjour, ce militaire de carrière a rencontré les principaux acteurs de la scène politique et militaire libanaise, et n’a pas manqué d’adresser durant une conférence de presse des piques virulentes à l’encontre du Hezbollah et de l’Iran. Les détails de cette visite avec Ecomnews Med.

Connu depuis toujours pour ses positions pro-Trump, Mike Pompeo n’a pas mâché ses mots en évoquant le cas du Hezbollah et ses alliés à Téhéran lors d’une conférence de presse, au terme de sa visite au Liban. Ainsi, le responsable américain a indiqué devant son homologue libanais, Gebran Bassil, et l’ensemble des journalistes présents, que le peuple libanais avait le choix entre « avancer courageusement en tant que nation indépendante » ou « laisser les sombres intentions de l’Iran et du Hezbollah dicter leur avenir ». 

À travers cette déclaration, le chef de la diplomatie US entend dénoncer « les activités déstabilisatrices » du parti chiite que Washington a toujours considéré comme un fief iranien au sud du Liban. En somme, la visite de Pompeo nourrit l’ambition de lancer une véritable campagne politique contre le parti de Nasrallah pour minimiser son influence régionale. Ce dessein a été confirmé par les deux adjoints de Pompeo, David Satterfield et David Hale. Ce dernier avait d’ailleurs jugé « inacceptable » qu’une milice armée agisse en dehors du giron de l’Etat, à fortiori dans une zone aussi sensible.

Beyrouth privilégie l’unité nationale et rejette les prérogatives de Pompeo

Contre toute attente, Beyrouth a réagi négativement aux accusations portées par Mike Pompeo à l’encontre du Hezbollah. En effet, le président de la République, Michel Aoun ainsi que Nabih Berry, président de la Chambre des Députés, ne se sont pas montrés réceptifs aux injonctions américaines, prenant même la défense du parti chiite. Ils ont par ailleurs justifié son recours aux armes par « l’occupation israélienne de territoires libanais jusqu’à ce jour ».

Les deux protagonistes ont également évoqué les frontières maritimes entre le Liban et Israël durant leurs pourparlers… des frontières qui n’ont jamais cessé d’être une source de conflits récurrents entre les deux Etats, notamment dans la zone économique exclusive (ZEE). Pompeo, qui n’a certes pas obtenu gain de cause au niveau politique, a rassuré ses interlocuteurs quant à l’issue de cette problématique. Il a annoncé l’intention de l’administration Trump de « trouver une solution juste » dans le cadre de l’ONU.

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