Algérie : Abdelaziz Bouteflika démissionne après six semaines de contestation
#Actualite #BuzzNews #Collectivites #Decideurs #Economie #Emploi #EnDirectDe #Entreprises #Institutions #Politique #VieDesEntreprises #ALGERIE
Sami Bouzid
mercredi 3 avril 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 3 Avril 2019 à 09:24

Abdelaziz Bouteflika a présenté, mardi 2 avril, sa démission après des semaines de contestation et une mise en garde de l’Armée nationale populaire (ANP). Il quitte la fonction présidentielle qu’il a occupée pendant deux décennies et laisse le président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, assurer l’intérim.

Abdelaziz Bouteflika n’est plus président. Après des semaines de contestation, le peuple algérien a finalement obtenu la démission du président de 82 ans, très diminué depuis un AVC en 2013. Les choses se sont accélérées mardi 2 avril en fin de journée, l’Armée dirigé par le puissant Ahmed Gaïd Salah a sommé le pouvoir à la mise en « application immédiate de l’article 102 de la constitution » . 

Cet article permet de démettre le président de ses fonctions pour cause d’incapacité physique. La décision de l’ANP est venue après une réunion des hauts responsables militaires de l’ensemble du pays. 

À l’issue de cette rencontre Gaïd Salah a lourdement chargé « la bande », ainsi qu’il qualifie l’entourage du Président. En réalité, l’ANP a eu vent de différentes manœuvres de Saïd Bouteflika, frère d’Abdelaziz, et de l’ancien patron de la DRS ( services de renseignements de l’armée démantelés en 2015), le général Toufik, en vue de garder discrètement la main sur le pays via l’ex président Liamine Zeroual. Une information que Liamine Zeroual lui-même a confirmé. 

L’entourage du président avait annoncé « une démission avant la fin du mandat le 28 avril » mais il avait stipulé que le président prendrait « des décisions importantes pour assurer la continuité de l’Etat ». Mais la pression de la rue et celle de l’ANP ont finalement eu raison du « clan présidentiel » plus tôt que prévu. 

Le président du Conseil de la Nation Abdelkader Bensalah, 77 ans, assurera l’intérim durant 90 jours, période durant lesquels il est censé organiser une nouvelle élection. 

 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *