#Actualite #AnalyseEconomique #Decideurs #Economie #Emploi #EmploiFormation #Entreprises #Institutions #PhotosEtVideos #Politique #ALGERIE
Camille Dubruelh
mercredi 3 avril 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 3 Avril 2019 à 07:22

Au sein du mouvement de contestation qui secoue le pays, les Algériennes ont elles aussi pris d’assaut les rues pour réclamer plus d’égalité. Si elles aspirent à plus de droits politiques et sociaux, l’égalité se joue aussi dans la sphère économique. Nacera Haddad, vice-présidente du Forum des chefs d’entreprises, dresse pour Ecomnews Med un état des lieux de l’entrepreneuriat féminin dans le pays. Et des efforts considérables restent à faire.

Elles font de plus en plus entendre leur voix. Ces dernières semaines, dans les manifestations contre le président Bouteflika, les revendications féministes ont rejoint la lourde liste des griefs. Souvent cantonnées à l’intérieur, les femmes sont parties à la conquête de la rue, entraînées par le mouvement. Si l’égalité au sein des sphères familiale, sociale et politique est au coeur des revendications, l’économie est aussi un facteur clé de leur émancipation.  

“Plus de 75% des diplômées sont des filles, et elles ne se retrouvent pas dans les postes de décision”. Ce constat est dressé par Nacera Haddad, vice-présidente du Forum algérien des chefs d’entreprises, principal syndicat patronnal du pays.

Les femmes, un levier pour résorber le chômage

Lors d’un événement organisé par la région Occitanie à Montpellier, en France, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars, la cheffe d’entreprise a évoqué pour Ecomnews Med les défis à relever.

Promouvoir l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes est l’un d’entre eux, notamment parce que ces populations peuvent servir de “levier pour réduire le taux de chômage et dynamiser l’économie”. Mais les obstacles sont nombreux. Pour les relever, Nacera Haddad pense à plusieurs pistes.

Il s’agit d’abord d’offrir une plus forte visibilité aux “success stories” incarnées par des femmes, puis de mettre en place des politiques publiques pour promouvoir l’entrepreunariat féminin et une meilleure intégration dans les sphères économiques. Et cela commence dès l’école. “Il faut travailler en amont sur l’orientation des filles, et ce dès le lycée, bien avant les études supérieures”, assure la vice-présidente du FCE.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *