Législatives en Israël : Comment Netanyahu a réussi son pari ?
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Sami Bouzid
mercredi 10 avril 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 10 Avril 2019 à 13:21

Suite aux élections législatives du 9 avril et après le décompte de plus de 97% des bulletins de vote, le Premier ministre sortant, Benyamin Netanyahu et son parti le Likoud obtiennent 35 sièges. Avec l’alliance Bleu-blanc, son principal rival, Benny Gantz décroche le même nombre de sièges. Mais le jeu des alliances devrait bénéficier à l’actuel homme fort du pays.

La passe de cinq. C’est en tout cas, selon les résultats partiels sur 97% des bulletins de vote, la performance qu’est en train de réaliser Benyamin Netanyahu. L’homme fort du pays devrait garder le pouvoir à l’issue d’une campagne teintée de populisme et centrée sur sa personne.

Son principal rival pour l’élection, Benny Gantz, a bel et bien obtenu le même nombre de sièges à la Knesset (Assemblée du pays). Mais au jeu des alliances, Netanyahu a une longueur d’avance. Le Président Reuven Rivlin doit attendre maintenant la proclamation des résultats officiels, avant de confier à « Bibi », la formation d’un nouveau gouvernement sous 41 jours.

Photo publié par le Premier ministre sur son compte twitter à la suite de sa victoire. 

Prêt à tout pour garder le pouvoir

La campagne électorale aura montré au fil des semaines le visage d’un homme prêt à tout pour ne pas perdre le pouvoir. Jusqu’au jour même de l’élection, Netanyahu aura divisé la société israélienne pour se positionner comme le seul leader capable de tenir la barre. Pour cela, il n’a pas hésité à mettre en cause la loyauté des citoyens arabes, accuser les juges et les policiers, diffamer ses adversaires ou encore légitimer des formations politiques à l’idéologie suprémaciste et xénophobe inspirée du Meir Khalon.

Dans une société droitisée, le Premier ministre nommait ses adversaires du centre-droit « les gauchistes ». Et ce, alors même que Yair Lapid, qui forme l’alliance avec Benny Gantz, est un ancien ministre de ….Netanyahu lui même. Réuni devant ses partisans à l’issue de la proclamation des résultats partiels, le Premier ministre s’est réjoui « d’une nuit colossale » avant de lancer :«J’ai l’intention d’être le Premier ministre de tous les citoyens d’Israël, de droite et de gauche, juifs et non juifs». 

Une déclaration qui sonne creux, alors que la police a découvert que le parti du Premier ministre, le Likoud, avait placé 1200 caméras cachées sur des observateurs dépêchés dans les bureaux de vote à majorité arabe. Ou encore que ce dernier a fait adopter, en juillet, la très controversée loi Etat-nation juif.

Malgré sa victoire électorale, deux défis majeurs attendent maintenant Netanyahu. D’abord la formation d’un gouvernement, chose peu aisée avec les appétits de chaque parti. Mais le défi qui risque de faire tout perdre à l’homme est bien celui qui porte sur le volet judiciaire. Soupçonné dans plusieurs affaires de corruption, le Premier ministre risque de finir sa carrière politique plus rapidement que prévu, une inculpation étant attendue d’ici la fin de l’année.

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