Les économistes algériens appellent à accélérer la mise en place de la nouvelle république
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Rédaction Ecomnews Med
lundi 15 avril 2019 Dernière mise à jour le Lundi 15 Avril 2019 à 14:01

Immédiatement après l’annonce de la démission de Bouteflika, des économistes algériens ont publié des vidéos live sur Facebook, appelant à la mise en place de la nouvelle république. Ils dénoncent la situation économique actuelle et exigent également de juger “ceux qui ont volé les richesses” de l’Algérie.

Bouteflika a quitté le pouvoir et ensuite ? La question revient dans l’ensemble de la société algérienne. Jeunes, ouvriers, journalistes, magistrats, économistes. Tous se lèvent pour transformer le pays. Interrogé par Ecomnews Med, l’expert en économie Ismail Lalmas assure qu’il faut nommer des dirigeants, “capables de trouver une feuille de route qui corrige l’économie, et d’adopter un nouveau modèle économique basé sur des chiffres réalistes”.

L’expert souligne également l’importance d’identifier les secteurs dans lesquels l’Algérie dispose d’un avantage concurrentiel par rapport aux autres pays, car selon lui, l’Algérie ne dispose d’aucun poids sur la scène mondiale, même dans le secteur des hydrocarbures.

Le pouvoir économique “garantit la stabilité”

Pour Ismaïl Lalmas, dans un futur proche, la force de l’Algérie ne pourra reposer que sur son économie et rien d’autre, car « le pouvoir économique est celui qui nous garantit la stabilité »Depuis plus de 20 ans, l’Algérie n’a en effet pas de plan économique adapté, malgré tous ses atouts pour devenir l’une des économies les plus prospères d’Afrique. En cause : l’exploitation irrationnelle des hydrocarbures, ainsi que l’exclusion de l’élément humain.

Dans la même ligne, l’économiste Fares Mesdour espère de son côté que le nouvel État soit construit dans un délai maximum de trois mois. Et ce, afin de sauver l’économie algérienne. « Nous devons maintenir les gains actuels », explique-t-il, « la perte d’un seul dinar nuira à l’économie »Fares Mesdour appelle aussi à promouvoir les compétences dans le secteur agricole, tout en dotant d’équipements de pointe le secteur. L’Algérie a aussi des cartes à jouer dans le domaine du tourisme, selon l’expert. 

Nouvelle stratégie économique

Les deux experts s’en prennent aussi aux autorités et assurent que les fonds volés de l’Algérie doivent être récupérés de l’intérieur et de l’extérieur. Pour les économistes, le précédent gouvernement doit être tenu pour responsable de la crise économique et représentants du régime passer devant la justice. “L‘impression d’argent a été le plus grand crime commis par ces gouvernants”, conclu Fares Mesdour.

En somme, après la démission de Bouteflika, la création d’une nouvelle stratégie économique en un temps record est la priorité pour les économistes algériens.

 

S. Tamradet

 

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