Liban : les grandes lignes du budget 2019
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Rédaction Ecomnews Med
jeudi 18 avril 2019 Dernière mise à jour le Jeudi 18 Avril 2019 à 08:17

Le ministre libanais des Finances Ahmed Hassan Khalil a présenté le plan budgétaire de l’année en cours au chef du gouvernement, Saad El Hariri. Avant son adoption, ce schéma d’action, axé sur la réduction significative des séquelles de la crise économique que traverse le Pays du Cèdre, devrait être soumis au Conseil des ministres puis aux parlementaires. Plus de détails à ce sujet avec Ecomnews Med.

Alarmée par la situation financière accablante du Liban, que d’aucuns comparent à la crise grecque de 2008, la communauté internationale a accordé à Beyrouth un prêt à taux réduit de 11 milliards de dollars, sous réserve de l’adoption d’un programme global de réformes économiques et fiscales.

C’est pourquoi le budget 2019 mise fortement sur l’austérité. En effet, en augmentant les impôts et en réduisant l’embauche dans les entreprises publiques, le plan de budget entend diminuer progressivement le déficit public de 9% du PIB sur 5 ans, soit bien au-delà de l’objectif fixé par les pays donateurs, qui est de 2,5 %. D’autres mesures drastiques sont prévues afin de limiter les dépenses publiques, comme la baisse des subventions à EDL (Electricité du Liban), estimée à 2 milliards de dollars par an.

Selon des sources médiatiques, ce programme qualifié par M. Hassan Khalil de « sérieux » et « qui ouvre la voie à de vraies réformes financières » devrait être soumis au parlement avant le 31 mai prochain.

Les salaires des hauts responsables libanais en ligne de mire

Dans son rapport au Premier ministre, Ahmed Hassan Khalil propose de réduire de 50% les salaires du Président de la République, des ministres, des députés (anciens et nouveaux) et des autres hauts fonctionnaires de l’Etat. De plus, il prévoit l’abolition des subventions allouées au transport des officiers de l’armée libanaise et à certaines ONG. Ces dispositions pourraient ne pas être acceptées par tous les partis politiques. Des débats houleux s’annoncent donc au Parlement.

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