Le Brexit pourrait coûter cher au Maroc !
#Actualite #BuzzNews #Collectivites #Decideurs #Economie #Emploi #EnDirectDe #Entreprises #Institutions #Politique #MAROC
Rédaction Ecomnews Med
mardi 23 avril 2019 Dernière mise à jour le Mardi 23 Avril 2019 à 07:36

De l’autre côté de la Méditerranée, le Brexit n’en finit pas de faire débat. En cas de sortie sans accord de l’Union européenne, les conséquences économiques mondiales pourraient être désastreuses, à en croire une étude réalisée par la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED). Il semblerait même que le Maroc soit, virtuellement, le pays africain le plus exposé.

Les discussions autour de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ont commencé fin juin 2016, mais Bruxelles et Londres ont déjà reporté deux fois le Brexit, faute de compromis sur les modalités de sortie.

En effet, le retrait effectif de la superpuissance était prévu pour le 29 mars 2019, conformément à la procédure qui a été entamée à cet effet deux ans plus tôt en vertu de l’article 50 du traité sur l’Union européenne. Il a été repoussé une première fois le  12 avril, puis fixé désormais au 31 octobre 2019.

L’UE espère d’ici là trouver des solutions efficientes pour éviter « le no deal qui mettrait fin, du jour au lendemain, à 46 ans d’appartenance à l’UE, quittant le marché unique et l’union douanière sans période de transition », rappelle l’AFP. Cette situation aura ainsi de lourdes conséquences économiques à la fois sur le Royaume-Uni et les pays de l’Union européenne, mais aussi sur certains pays africains, notamment le Maroc.

Le Maroc pourrait perdre jusqu’à 97 millions de dollars d’exportation

 

Au total, 20 pays africains accuseront directement le coup avec des pertes d’exportation globales pouvant atteindre un total de 420 millions de dollars. Mais, le Maroc, le Ghana et la Tunisie seront les plus affectés si un accord n’est pas trouvé avant la fin du mandat de sortie du Royaume-Uni  de l’Union européenne, toujours selon l’étude réalisée par l’agence des Nations unies.

Le Maroc pourrait ainsi perdre 97 millions de dollars d’exportation, contre 91 millions de dollars pour le Ghana et 49 millions de dollars pour la Tunisie.

Si ces pays souhaitent maintenir leur position sur le marché, ils « doivent négocier, et rapidement, avec le Royaume-Uni », conseille le CNUCED. « Car leur accès au marché britannique dépendait largement des accords commerciaux bilatéraux et des régimes préférentiels unilatéraux de l’UE », a-t-il expliqué.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *