Liban : les promesses de réduction du déficit budgétaire
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Rédaction Ecomnews Med
mercredi 24 avril 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 24 Avril 2019 à 08:36

Le projet de budget du Liban pour 2019 vise à baisser le déficit à moins de 9% du PIB, contre 11,2% en 2018. Le plan prévoit des « réductions importantes » des dépenses pour répondre aux « mesures d’austérité exceptionnelles », a déclaré, mercredi dernier, le ministre des Finances, Ahmed Hassan Khalil. Cette épreuve, qui mesurera la volonté de cet Etat lourdement endetté à réformer, devrait permettre une croissance économique de 1,5% en 2019, voire de 2% en fonction de la conjoncture.

Le Liban a l’un des niveaux d’endettement public les plus élevés au monde, avec environ 150% du PIB. Les finances nationales sont mises à rude épreuve par un secteur étatique massif, des coûts de service élevés et des subventions importantes, allouées notamment au secteur de l’électricité.

C’est pourquoi la communauté internationale a accordé à Beyrouth un prêt à taux réduit de 11 milliards de dollars, dans l’objectif d’aider le Pays du Cèdre à construire les infrastructures nécessaires à la relance de sa croissance économique.

Cependant, les efforts visant à minimiser les effets de la crise qui sévit depuis quelques années ont été drastiquement ralentis par les longues négociations visant à former une nouvelle coalition après les élections de mai dernier. À ce titre, le Premier ministre Saad Al-Hariri a prévenu que les réformes se feraient « dans la douleur », tout en rappelant que le Liban courait « à la catastrophe » si elles n’étaient pas mises en œuvre.

Le bal des décisions impopulaires va bientôt commencer

Les manifestations qu’a connues le Liban ces deux derniers jours contre les restrictions budgétaires ont mis en évidence le champ de mines politique auquel le gouvernement en place est confronté. Malgré cette menace contre la paix sociale, Saad Al-Hariri s’est dit déterminé à aller au bout du plan d’action initié par son ministre des Finances.

Ce dernier a promis de lancer des travaux visant à réduire le déficit du secteur de l’électricité, qui fut jusqu’à lors exclusivement subventionné par l’Etat, mais aussi de réduire le gaspillage des fonds publics ainsi que la corruption qui gangrène le pays.

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