Libye : 3 informations à retenir : pétrole, financement et alimentaire
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Denys Bédarride
mardi 30 avril 2019 Dernière mise à jour le Mardi 30 Avril 2019 à 15:00

Le Président de la National Oil Corporation (NOC), Mustafa Sanalla a refusé de s’exprimer au sommet international du pétrole qui a lieu à Paris et la Banque Centrale Libyenne pourrait prendre parti dans la lutte entre l’Ouest et l’Est.

Le Président de la National Oil Corporation (NOC), Mustafa Sanalla a donc refusé de s’exprimer au sommet international du pétrole qui a lieu à Paris. Mustafa Sanalla a adopté cette position pour protester contre ce qu’il estime être un soutien inapproprié de la France au Maréchal Haftar.

Pour le moment, aucune rupture d’approvisionnement ou de production n’est à déplorer. Le site pétrolier de Sharara a même atteint son niveau record depuis sa réouverture en mars : 285 000 b/j. Pour rappel, l’essentiel des sites de production et une partie des terminaux d’exportation sont contrôlés par l’Armée nationale libyenne (ANL), tandis que les revenus pétroliers sont gérés par la Banque Centrale Libyenne (BCL) de Tripoli.

Selon Reuters, la Banque Centrale Libyenne pourrait prendre parti dans la lutte entre l’Ouest et l’Est

Pour pallier au manque de revenus à l’Est pour financer l’ANL, la BCL de Benghazi s’est endettée auprès des branches de l’Est des banques libyennes. Ces relais locaux de banques nationales sont difficilement capables de remplir leurs obligations en matière de dépôts minimums à la Banque Centrale de Tripoli, ce qui pourrait alors offrir un motif d’action à la BCL de Tripoli.

Officiellement neutre, la BCL a pourtant accepté d’allouer 2 Mds LYD à “l’effort de guerre” (selon les termes de l’agence Reuters) du Gouvernement d’entente nationale (GEN). La BCL de Tripoli continue également de payer les fonctionnaires de l’Est libyen embauchés avant 2014, contrairement à l’ANL du Maréchal Haftar.

Le Conseil présidentiel s’assure des disponibilités alimentaires pour le mois de Ramadan

Le Ramadan commencera le 5 ou le 6 mai prochain. Les combats au Sud de Tripoli risquant de porter atteinte aux circuits de distribution habituels, et donc d’accroître les prix des denrées au marché noir, il a été demandé au ministre de l’économie de prendre les mesures nécessaires à la préservation de l’approvisionnement.

Source : Service Economique Régional Tunisie / Libye – Ambassade de France en Tunisie

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