Maroc : nouvelle hausse des prix du carburant et du tabac
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Rédaction Ecomnews Med
mardi 30 avril 2019 Dernière mise à jour le Mardi 30 Avril 2019 à 08:29

À l’instar de la Tunisie, le Maroc a lui aussi revu à la hausse les prix du tabac et du carburant. Cette décision, prise un mois avant le Ramadan qui voit la consommation des ménages augmenter de façon spectaculaire, risque d’attiser à nouveau la colère contre un gouvernement dont la popularité bat de l’aile depuis plusieurs mois.

Malgré la stabilité de l’indice des prix à la consommation en février et mars, le prix du carburant a de nouveau augmenté de 5,2% (la dernière hausse remonte au 18 mars). Ainsi, les Marocains devront désormais payer 0,42 centime de plus (0,039 €) pour le litre d’essence, alors qu’aucun changement n’est enregistré pour le diesel. Cette augmentation est principalement due à la hausse du prix du baril de pétrole suite à la baisse de la production de l’OPEP depuis fin mars, mais aussi aux sanctions américaines imposées au Venezuela et à l’Iran.

En réponse à cette vague successive d’augmentations, le Conseil de la concurrence avait déjà déploré dans son rapport publié le mois dernier « une libéralisation mal préparée du secteur ». Le même organisme a également épinglé le « silence » et le « lâcher-prise » du gouvernement El Otmani, qui n’a pris aucune mesure pour protéger le pouvoir d’achat déjà en déclin de ses citoyens.

Le prix de certaines marques de cigarette a augmenté de 23%

Le 1er avril dernier, les prix du tabac ont été revus à la hausse avec un bond de près du quart (23%) pour certaines marques. Lors d’une réunion tenue à Rabat, le directeur général de la SMT, Antoine Dutheil, a tenté de relativiser cette augmentation qu’il juge « pas très élevée », concédant tout de même qu’elle constitue « un choc pour tous les consommateurs ».

Selon lui, cette décision s’inscrit dans un cadre étatique et fiscal auquel son instance a dû se conformer.

Cette majoration intervient à un moment où les opérateurs du tabac et le gouvernement sont engagés dans d’âpres négociations pour l’audit du prix des cigarettes et l’amélioration des recettes fiscales de la filière. Certains acteurs du secteur ont même fait l’objet de sanctions financières sévères allant de 500 millions de dirhams (environ 46 millions d’euros) à 1 milliard de dirhams (environ 92 millions d’euros).

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