Les Algériens continuent de manifester contre le régime
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Rédaction Ecomnews Med
mardi 7 mai 2019 Dernière mise à jour le Mardi 7 Mai 2019 à 08:36

Pour le 11e vendredi consécutif, les Algériens ont manifesté dans les principales rues des plus grandes villes du pays contre le régime en place. La démission de Bouteflika et les promesses du général Gaid Salah n’ont pas suffi à calmer les foules, qui réclament, ardemment et pacifiquement, le départ de toute personne liée de près ou de loin au système qui a gouverné le pays depuis son indépendance.

Alors que le Ramadan débute, les Algériens maintiennent leur engagement contre les principales figures d’un régime qu’ils tiennent responsable de la situation économique et sociale préoccupante du pays, pourtant riche en ressources naturelles.

Dans leurs slogans, non dénués d’ironie, les marées humaines qui ont déferlé dans les rues d’Alger, d’Oran, de Constantine et d’Annaba réclament haut et fort le retrait des principaux oligarques et proches du Président sortant : son jeune frère Said Bouteflika (arrêté dimanche finalement), le président intérimaire Abdelkader Bensalah, le Premier Ministre Noureddine Bedoui et le chef État-major Ahmed Gaid Salah.

Il est à noter que ce mouvement populaire est guidé par des acteurs de la société civile, soucieux de préserver le caractère patriotique et pacifique de leurs actions. Conscients qu’il faudra de la patience si les citoyens entendent avoir gain de cause, ils continuent d’appeler à une mobilisation accrue dans les semaines à venir. A ce propos, Mostefa Bouchachi a déclaré à El Bilad TV, chaîne privée algérienne, qu’« il ne faut pas s’arrêter au milieu du chemin ».

L’arrestation de personnalités politiques connues pour calmer les foules

Pour tenter de calmer une population plus déterminée que jamais à démanteler un système qu’elle estime en proie à la corruption et à la mauvaise gestion, les autorités algériennes ont lancé une véritable chasse aux sorcières contre des personnalités puissantes du pays.

Ainsi, on apprend que l’ex Premier ministre Ahmed Ouyahia a été entendu par le tribunal d’Alger pour des affaires de « dilapidation de fonds publics et d’avantages indus ».

Par ailleurs, l’ancien chef de la police, Abdelghani Hamel (renvoyé le 2 juin 2018) a été accusé de « trafic d’influence ». De puissants patrons ont également payé le prix du printemps algérien. C’est le cas notamment d’Issad Rebrab, PDG du groupe Cevital et première fortune du pays, accusé, entre autres, de « fausses déclarations en douane », de « surfacturation d’équipements importés » et « d’importation de matériel usagé », bien qu’ayant bénéficié de facilités bancaires et fiscales. La fièvre du « dégagisme » a donc bel et bien gagné Alger.

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